
Florence Aubenas n'a pas donné de nouvelles depuis le 5 janvier dernier. Son portrait géant ainsi que celui de son interprète irakien Hussein Hanoun ont été hissés mercredi Place de la République à Paris, en présence de la famille de la jeune femme, de la rédaction de son journal et de personnalités politiques. Prenant brièvement la parole, Serge July, patron du quotidien situé à deux pas de la place, a affirmé que "l'hypothèse d'un enlèvement crapuleux apparaît comme la plus crédible, la plus conforme à ces longues semaines d'attente, de silence de surdité".
"Nous n'avons pas d'information, il s'agit toujours d'une disparition", a déclaré pour sa part le ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres qui a ajouté "partager cette attente insupportable, cette inquiétude". Bertrand Delanoë, maire PS de Paris, a souligné que "les valeurs de Paris sont des valeurs de paix et en inscrivant sur la place de la République ces portraits, nous joignons un message de paix et d'amitié pour le peuple irakien".
Pour sa part Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), a affirmé que le temps de "l'apathie était terminé" et a appelé à intensifier la mobilisation pour la libération de la journaliste française et de son guide irakien. Plusieurs personnalités du monde de la presse et de la culture, mais aussi des dizaines de parisiens anonymes étaient également présents sur la place.
Des portraits de Christian Chesnot et de son camarade de captivité, Georges Malbrunot, avaient été accrochés de façon similaire sur la façade de l'Hôtel de Ville jusqu'à la libération des deux journalistes le 21 décembre. Alors que Florence Aubenas a disparu depuis trois semaines, M. Ménard a rappellé le cas des deux Italiennes Simona Torretta et Simona Pari, dont on a également été sans nouvelles prendant 20 jours. "Pour elles non plus, il n'y a pas de eu de nouvelles, ni de revendication et elles sont rentrées à la maison" a-t-il dit.
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