Mobilisations pour Aubenas

le 10 janvier 2005 à 21h42 , mis à jour le 10 janvier 2005 à 21h48

En l'absence d'information sur le sort de la journaliste de Libération et de son interprète disparus en Irak mercredi, les appels de soutien se multiplient. Michel Barnier a indiqué qu'il n'avait toujours "pas de certitude" sur les raisons de ces disparitions.

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Journalistes, écrivains, politiques… De nombreuses personnalités se mobilisent pour la grand reporter du quotidien Libération mystérieusement disparue en Irak depuis mercredi avec son interprète. Jean-Pierre Raffarin a affirmé lundi, à l'instar du président Chirac, que "l'Etat mobilise tous ses moyens pour retrouver Florence Aubenas". Le chef du gouvernement ne souhaite "évidemment pas" que des journalistes exposent leur vie, en particulier en Irak, tout en comprenant leur "volonté d'information". A sa demande, le ministre des Affaires étrangères doit "examiner dès cette semaine avec les responsables de la presse écrite et audiovisuelle les conditions pour pouvoir travailler dans ces circonstances. Michel Barnier a indiqué qu'il n'avait toujours "pas de certitude" sur les raisons de la disparition de la journaliste et de son guide.

Pour le PDG de Radio France, Jean-Paul Cluzel, aucun journaliste de Radio France ne doit "jusqu'à nouvel ordre" se rendre en Irak "tant que la situation ne sera pas améliorée". Au siège de Libération, "on est toujours dans le noir", a indiqué Antoine de Gaudemar, directeur de la rédaction, mais "on se soutient le moral". Dans ses colonnes lundi, le quotidien a publié en pleine page des "messages de soutien à Florence et Hussein" Hanoun Al Saadi, émanant de lecteurs ou de confrères, tandis que leurs visages, souriants, figurent en Une.

Le soutien de journalistes arabes

Après l'appel dimanche d'écrivains et de lauréats du prix Nobel de littérature, un appel de journalistes arabes, intitulé "Sauvons la vie de  Florence", a été publié lundi sur le site oumma.com et il devrait l'être mardi dans le quotidien. "Florence est l'exemple même de la journaliste indépendante qui ose dire ce qu'elle voit, sans considération aucune pour les intérêts politiques ou partisans", écrivent ces journalistes indépendants du Maghreb, Irak, Palestine, Syrie, Liban et Egypte.

Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières a indiqué que "cette absence de revendication freinait toute possibilité de lancer une tractation. Tout le monde a besoin de savoir ce qu'il en est et on ne sait rien". RSF qui avait prévu jeudi à l'Institut du Monde Arabe à Paris une "soirée un peu festive" pour la libération de Christian Chesnot et George Malbrunot, a décidé de la transformer en soirée de mobilisation pour Florence Aubenas.

(Photo Florence Aubenas/DR)

le 10 janvier 2005 à 21:42
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