© INTERNEUn patient d'un hôpital psychiatrique à Saint-Venant, près de Béthune, a été tué jeudi soir par un autre malade hospitalisé dans l'établissement, qui l'a étranglé. Selon la direction de l'établissement public de santé mentale (EPSM) Val-de-Lys-Artois, le meurtrier présumé et la victime "étaient tous les deux en hospitalisation libre dans la structure alternative d'accueil spécialisée (...) qui accueille des patients hospitalisés depuis longtemps dans l'établissement et ne présentant pas de caractère de dangerosité".
Le drame se serait produit "en quelques minutes", "juste après le coucher des patients et le tour de surveillance du personnel soignant" qui était alors composé "de six personnes spécialisées et expérimentées", a-t-elle ajouté, en assurant qu'"aucun élément clinique ou de comportement ne laissait présager un tel acte". La victime, âgée d'une cinquantaine d'années, est décédée malgré l'intervention rapide des secours.
"Cet événement revêt un caractère exceptionnel et imprévisible", a estimé la direction de l'EPSM qui a annoncé avoir renforcé la sécurité de l'établissement. Le parquet de Béthune a indiqué qu'une information judiciaire a été ouverte vendredi pour "homicide volontaire".
Le souvenir du drame de Pau
Mais ce drame "exceptionnel et imprévisible" intervient près d'un mois après le double meurtre d'une infirmière et d'une aide soignante à l'hôpital psychiatrique de Pau, où l'enquête semble piétiner. Plus d'une quarantaine de personnes ont été arrêtées avant d'être mises hors de cause grâce à des tests d'ADN. Vendredi, Philippe Douste-Blazy, qui avait annoncé au lendemain du drame de Pau un moratoire immédiat sur les fermetures de lits en hôpital psychiatrique et "un grand plan de santé mentale", a indiqué dans un communiqué avoir décidé "l'ouverture immédiate d'une enquête administrative afin d'établir les circonstances de ce drame".
Le ministre de la Santé a également "fait part de sa très vive émotion et de sa profonde solidarité à la famille et aux proches de la victime". Il a indiqué enfin qu'il avait demandé au directeur de l'hospitalisation et de l'organisation des soins (DHOS) du ministère de la Santé Edouard Couty "de se rendre sur place".
Photo d’ouverture : archives
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