Opération "coup de poing" contre le dopage

le 19 janvier 2005 à 21h56 , mis à jour le 20 janvier 2005 à 22h49

25 personnes arrêtées, plus de 10.000 euros saisis ainsi que de nombreux flacons de "pot belge" : c'est le résultat d'une enquête de longue haleine menée en France et en Belgique sur un réseau de trafiquants de produits dopants.

dopage_saisieles gendarmes français posant devant les produits saisis lors du démantèlement d'un réseau franco-belge de trafic de produits dopants © LCI

Un "important réseau" de trafic de produits dopants et stupéfiants a été démantelé mardi et mercredi entre la France et la Belgique, avec l'interpellation de 25 personnes dans les deux pays, dont plusieurs en flagrant délit. "Ce trafic semble malheureusement avoir concerné, parmi les trafiquants, des cyclistes de différents niveaux, allant d'amateurs à des semi-professionnels", a affirmé le vice-procureur de la juridiction interrégionale spécialisée de Bordeaux (JIRS).

Dans la région de Cahors, les gardes à vue de 19 personnes devaient être prolongées jeudi jusqu'à un maximum de quatre jours, comme le prévoit la loi en cas de trafic de stupéfiants. L'ancien coureur professionnel Laurent Roux et son frère Fabien font partie personnes interpellées. Ils devraient être présentées à partir de vendredi à la juge bordelaise Cécile Ramonatxo. Tous deux sont déjà sous le coup d'une suspension de quatre ans depuis mai 2003 pour dopage aux amphétamines.

La police fédérale belge a de son côté publié un communiqué indiquant que "la personne clé du réseau est un Belge de 62 ans qui avait monté avec son fils un important commerce clandestin". Cet homme est actuellement détenu en France, selon la police belge. 93 flacons de 12 ml contenant des "pots belges" (mélanges de différents produits dopants, dont des amphétamines et de l'héroïne) ainsi qu'une somme de 10.350 euros, tous saisis mardi dans le Lot, ont été montrés à la presse.

Les félicitations de Jean-François Lamour

La JIRS a été saisie à l'automne dernier après que l'enquête eut révélé l'ampleur du trafic, et une coopération judiciaire et policière a été mise en place entre la Belgique, d'où venaient les produits dopants, et différents lieux de revente en France, dont le Lot. L'enquête avait démarré en avril 2004 dans ce département à la suite d'une démarche auprès de la gendarmerie de la Fédération française de cyclisme, qui y avait contrôlé positif un coureur. Ce coureur avait accepté de donner "des informations" qui ont conduit, dans un premier temps, à l'ouverture d'une information par le juge d'instruction de Cahors. En septembre 2004, la gendarmerie avait mis en place une cellule d'enquête à Cahors, dédiée exclusivement à cette affaire, et composée de dix enquêteurs.

Dans un communiqué, le ministre français de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative Jean-François Lamour a justement salué "le travail de coordination et la culture d'échanges d'informations entre tous les services de l'Etat qui ont permis l'engagement de cette procédure judiciaire".

Photo d’ouverture : les gendarmes français posant devant les produits saisis - DR

le 19 janvier 2005 à 21:56
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