Paris de plus en plus embouteillé

le 12 janvier 2005 à 11h28 , mis à jour le 12 janvier 2005 à 17h10

Selon les chiffres publiés par le Figaro, la politique anti-voitures de Bertrand Delanoë a pour l'instant entraîné une hausse des temps de trajet dans la capitale. Seule note positive, l'utilisation de la voiture semble commencer à baisser.

bouchons © INTERNE

La ville de Paris est-elle en train de devenir impraticable en voiture ? C'est le constat que se font de plus en plus d'automobilistes, habitants de la capitale ou de la banlieue. Certains boulevards, tels que celui de Sébastopol (IIIe arrdt) ou de Montparnasse (15e arrdt) sont désormais saturés une grande partie de la journée. Et Il faut attendre le dimanche pour souffler un peu et retrouver la fluidité des espaces de circulation.

Ce constat, il est confirmé en ce début d'année par les chiffres de l'Observatoire des déplacements de la mairie de Paris, révélés par le Figaro mercredi. En effet, entre 2002 et 2003, la vitesse des véhicules a baissé de 1% au lieu d'augmenter, "ce qui prouve que les conditions de circulation se dégradent globalement" admet Yvette Ranc, la responsable de l'Observatoire. La nouveauté réside dans la durée des bouchons qui s'étalent désormais entre 16h00 et 21h00, et ce tous les jours. Auparavant, on pouvait espérer des trajets plus faciles en début de semaine, le vendredi étant le jour le plus chargé.

Tendance durable 

Comment expliquer cette hausse des embouteillages ? Pour les associations d'automobilistes, il n'y a pas de doutes : c'est la conséquence de la politique anti-voitures menée par Bertrand Delanoë. Sa volonté de désengorger la capitale et d'augmenter la fréquentation des transports en commun a conduit à une politique de grands travaux dans beaucoup d'arrondissements parisiens. La création de vastes couloirs de bus a logiquement réduit la place allouée aux voitures particulières.

Si les embouteillages ont augmenté, qu'en est-il de l'usage de la voiture dans la capitale ? Là, les chiffres semblent donner raison à la stratégie de la mairie de Paris. Ainsi, le volume de véhicules a baissé de 5% entre 2002 et 2003. Tendance durable ou diminution temporaire ? Il semble encore trop tôt pour tirer des conclusions. D'autant plus que les nombreux "aménagements" prévus par l'équipe municipale ne sont pas terminés. La phase transitoire avec un "Paris plus embouteillé" même si l'usage de la voiture diminue progressivement est donc appelé à durer. Il faudra encore s'armer de patience en 2005.

le 12 janvier 2005 à 11:28
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