L’hôpital de Pau où une infirmière et une aide-soignante ont été assassinées © LCITous les patients hommes de l’hôpital psychiatrique de Pau, qui héberge un total de 340 malades (hommes et femmes), vont être soumis à des prélèvements ADN, a annoncé mercredi une source proche de l'enquête en cours sur le double meurtre d'une infirmière et d'une aide soignante dans la nuit du 17 au 18 décembre. L'objectif est de confronter les empreintes génétiques des patients avec l'ADN d'un homme - suspecté d'être le meurtrier - qui avait été relevé dans le pavillon où les deux femmes ont été sauvagement tuées à l'arme blanche. L'opération ne concerne "pas pour l'instant" le personnel hospitalier, indique-t-on de même source. Mais le personnel masculin du Centre hospitalier des Pyrénées (CHP) pourrait être l'objet de la même opération par la suite.L'opération de prélèvement d'ADN devrait durer plusieurs jours, voire une petite semaine. 150 à 200 malades hommes sont visés par cette opération qui a débuté mercredi matin et s'effectuera en "plusieurs vagues". L'opération d'identification d'ADN se fait par prélèvement de salive sur une languette. Les empreintes digitales des patients sont également prises. Les échantillons sont ensuite envoyés à la police scientifique de Toulouse pour analyse et comparaison avec l'ADN du meurtrier présumé, retrouvé sur le lieu du double meurtre.
L'opération de prélèvement d'ADN devrait durer plusieurs jours, voire une petite semaine. 150 à 200 malades hommes sont visés par cette opération qui a débuté mercredi matin et s'effectuera en "plusieurs vagues". L'opération d'identification d'ADN se fait par prélèvement de salive sur une languette. Les empreintes digitales des patients sont également prises. Les échantillons sont ensuite envoyés à la police scientifique de Toulouse pour analyse et comparaison avec l'ADN du meurtrier présumé, retrouvé sur le lieu du double meurtre.
Une telle démarche était attendue et a été bien acceptée par les patients et par le personnel du Centre hospitalier des Pyrénées (CHP), confie un membre de l'encadrement qui se déclare persuadé que le meurtrier "connaissait les lieux".
22 gardes à vue sans résultat
Depuis la date du double meurtre, 22 personnes ont été placées en garde à vue puis mises hors de cause après vérification. Les enquêteurs ont pu confronter l'ADN relevé sur le lieu du crime, avec celui des personnes interpellées, pour les disculper. L'hôpital a fourni aux enquêteurs une liste recensant les actes de violence et menaces à l'encontre du personnel. Les policiers ont également reçu, de toute la France, des renseignements sur des faits similaires. Dans ce cadre, une interpellation était en cours mercredi tandis que d'autres étaient programmées dans les jours à venir, selon une source proche de l'enquête.
Parallèlement, l'ADN du meurtrier supposé a été confronté aux empreintes ADN stockées dans le fichier général de la police nationale, sans résultat pour l'heure.
Photo : pavillon hôpital de Pau (archives)
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