Sécurité des lycées renforcée en Seine-et-Marne

le 13 janvier 2005 à 07h52 , mis à jour le 14 janvier 2005 à 15h48

Une bagarre entre bandes de jeunes a eu lieu mercredi devant un lycée de Combs-la-Ville. Lundi, une rixe du même type avait eu lieu dans le nord du département, à Chelles.

rixe bagarre fait divers bandes rivales

Des patrouilles de police renforcent depuis mercredi la surveillance autour des lycées de Chelles et Combs-la-Ville, en Seine-et-Marne, théâtres ces derniers jours d’affrontements entre bandes de jeunes.

A Combs-la-Ville, devant le lycée Jacques Prévert où la rixe a eu lieu mercredi, à la sortie des cours, les policiers ont retrouvé entre autres deux sabres et un gourdin clouté. Un jeune, qui de source judiciaire n'était pas impliqué dans la bagarre, a été légèrement blessé. Quatre majeurs et deux mineurs, parmi la quinzaine de ceux venus en découdre ont été placés en garde à vue, de source judiciaire. Les deux bandes s'étaient donné rendez-vous après les cours. Le contentieux qui oppose les lycéens scolarisés à Combs-la-Ville et domiciliés à Savigny-le-Temple et vice versa est ancien mais il semblait difficile de savoir quel a été cette fois-ci l'élément déclencheur. "Le savent-ils eux mêmes?", doute le même magistrat qui évoque "une défense de territoire" mais peut-être aussi "un phénomène d'imitation" des événements de Chelles.

Dans cette affaire, le différend était parti du violent caillassage vendredi par des élèves de cette ville d'un autobus transportant des lycéens qui rentraient à Villeparisis. Il n'y avait pas eu de blessés. En représaille, une quinzaine de jeunes de Villeparisis âgés de 16 à 20 ans, avaient escaladé lundi au moment de la récréation les grilles du lycée Gaston Bachelard de Chelles qui jouxte le lycée professionnel Louis-Lumière, pour en découdre avec leurs présumés agresseurs. Ce qui a provoqué la colère des uns contre les autres est quasi-impossible à établir précisément mais dans tous les cas "ça ne peut-être que futile", estime une autre source judiciaire. Des battes, des extincteurs, une gazeuse (grosse bombe lacrymogène) ont notamment été utilisés et cinq jeunes ont été contusionnés. Cinq des treize jeunes placés en garde à vue depuis lundi devaient être présentés à un juge d'instruction dans la soirée de mercredi avant une probable mise en examen pour "violences volontaires, avec arme, en réunion et dans un établissement scolaire", trois circonstances aggravantes ainsi que pour "participation à une bande armée".

le 13 janvier 2005 à 07:52
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