Les tortionnaires écopent de 4 à 20 ans

le 29 janvier 2005 à 07h25 , mis à jour le 30 janvier 2005 à 08h47

La cour d'assises des mineurs de l'Indre a prononcé vendredi des peines de 4 à 20 ans de prison contre les sept personnes accusées d'avoir séquestré et torturé un jeune homme de 19 ans à Châteauroux en 2002.

detenu et policiers de dos

Le verdict du procès, qui se déroulait à huis-clos depuis lundi devant la cour d'assises des mineurs de l'Indre, est tombé la nuit dernière.  Une peine de 20 ans de réclusion a été prononcée contre celui qui a été présenté par l'accusation comme l'instigateur des faits. La condamnation est assortie d'une peine de sûreté des deux-tiers, d'un suivi sociojudiciaire de 20 ans et d'une obligation de soins pendant 15 ans. L'accusé était poursuivi pour principalement "viol avec torture", "viol en réunion" et "menace de crime".

Une peine de dix ans de prison a été prononcée contre le deuxième principal accusé, poursuivi notamment pour "viol en réunion" et "complicité de viol avec torture". Trois peines de huit ans de prison ont été prononcées, dont une contre le seul mineur au moment des faits et une autre contre l'une des deux femmes impliquées. Une peine de cinq ans a été prononcée contre un autre accusé. La deuxième femme impliquée a été condamnée à quatre ans de prison. Le parquet avait requis contre elle 5 ans de prison.

Pendant trois semaines, en août 2002, les condamnés avaient battu un jeune homme de 19 ans à de nombreuses reprises, parfois à coups de bâton, privé de nourriture, violé, menacé de mort avec une arme, brûlé au fer à repasser. Le calvaire de ce jeune peintre en bâtiment sans emploi jeté à la rue par son père quelques semaines plus tôt, avait commencé le 5 août 2002. Il n'avait pris fin que trois semaines plus tard, lorsqu'un voisin avait appelé la police après avoir lu sur un écriteau à une fenêtre : "Au secours. Aidez-moi. Appelez la police". Les faits s'étaient déroulés dans un appartement puis dans une maison du centre de Châteauroux, louée par un couple qui hébergeait régulièrement des  marginaux sans emploi et où la victime avait trouvé refuge.

le 29 janvier 2005 à 07:25
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