© DRHervé Gaymard fait son mea culpa. Epinglé mecredi par le Canard enchaîné sur son luxueux appartement parisien, le ministre des Finances, qui a décidé de déménager, a reconnu jeudi sur RTL qu'il "aurait dû être plus vigilant". "Je me reproche de ne pas m'être occupé moi-même de l'appartement mais quand on travaille 120 heures par semaine, on n'a pas le temps de chercher un appartement", a-t-il affirmé plus tard, lors d'un point-presse. "Quand j'ai pris mes fonctions en décembre avec tous les dossiers que j'ai eu à traiter, je ne me suis pas consacré à la recherche d'un appartement". Selon lui, ce sont "les services du ministère avec une agence immobilière" qui l'ont fait.
Hervé Gaymard a répété qu'il avait pris la décision de déménager "compte tenu de l'émoi suscité, de sa conception du service de l'Etat et de la République, et de la sérénité dans laquelle il veut mettre sa famille et ses enfants", dont il a regretté qu'ils aient été "exposés aux photographes et aux caméras" dans cette affaire. Il a indiqué ne pas encore savoir où il allait déménager : "Je ne sais pas, je vais me retourner, je vais prendre mes dispositions le plus rapidement possible", a-t-il dit, ajoutant qu'il "ne correspond pas du tout à l'image qui a pu être donnée de lui" dans cette affaire.
"Une décision de transparence"
![]() |
| L'immeuble abritant le duplex (LCI) |
Interrogé sur les suggestions de démission formulées par l'opposition, Hervé Gaymard a estimé que celle-ci "ferait bien de balayer devant la porte de son groupe". "Quand je voyais hier d'anciens ministres vociférer, sachant que eux aussi ont été logés dans ces conditions, je trouve que c'est un peu facile", a-t-il lancé. Sur Europe 1, le porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé, a souligné que le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, avait pris "une décision de transparence" en indiquant que "la prise en charge par l'Etat" des logements ministériels se limiterait désormais à 80 m2, plus 20 m2 par enfant à charge.
| Une autre révélation… |
Le ministre de l'Economie doit recevoir jeudi dans les salons du Sénat, le prix de "la révélation politique de l'année" 2004 par le Trombinoscope, l'annuaire de la politique et des élus. Le prix de "l'homme politique de l'année" sera décerné au Premier secrétaire du PS, François Hollande. Nadine Morano, députée UMP de Meurthe-et-Moselle, et Gaëtan Gorce, député PS de la Nièvre, sont, quant à eux, désignés "députés de l'année 2004" pour leur travail sur "la fin de vie et l'accompagnement des malades". |
(Image TF1 : Hervé Gaymard)
Retour MYTF1

Chargement en cours...



