Ces ministres qui vont mettre la main à la poche

Par P.M. (Avec AFP), le 17 février 2005 à 16h55 , mis à jour le 17 février 2005 à 17h12

Suite à la décision du Premier ministre de fixer des plafonds quant à la superficie des appartements loués par l'Etat pour certains ministres, trois d'entre eux vont désormais régler une partie de leur loyer.

Gaymard immeuble duplex lci © lci

Ce sont les victimes collatérales de " l'affaire " Gaymard. Jean-Pierre Raffarin ayant fixé à 80 m2, plus 20 m2 par enfant à charge, la superficie des appartements loués par l'Etat pris en charge par les deniers publics, Jean-François Copé (ministre délégué au Budget), Frédéric de Saint-Sernin (secrétaire d'Etat à l'Aménagement du territoire) et Laurent Hénart (secrétaire d'Etat à l'Insertion professionnelle des jeunes) devront désormais payer de leur poche une partie de leur loyer.

En arrivant à Bercy, Jean-François Copé n'a pas trouvé de logement de fonction disponible, Patrick Devedjian (Industrie) et François Loos (Commerce extérieur) occupant déjà les deux logements de fonction disponibles à Bercy. Le ministre délégué au budget, qui a deux enfants et en attend un troisième, occupe un logement de 190 m2 dans le VIIè arrondissement. "Il prendra naturellement à sa charge" les mètres carrés supplémentaires (soit 50 m2), a indiqué son entourage.

"Prix du marché"

Avec quatre enfants, Frédéric de Saint-Sernin pouvait, aux termes de la "jurisprudence Raffarin", disposer d'une superficie de 160 m2 payés par l'Etat. Mais n'ayant trouvé aucun logement de fonction dans son ministère situé square Desaix (XVè), le secrétaire d'Etat s'était "rabattu" dans un appartement de plus de 200 m2 dans le XVIè arrondissement de Paris. Il devra donc payer la différence.

A moins de déménager, Laurent Hénart se trouve dans la même situation. Avec deux enfants, il a droit à 120 m2 et loue un 150 m2 dans le VIIè arrondissement. Son ministère, rue Saint-Dominique, ne dispose pas d'un appartement de fonction.

A charge maintenant pour Matignon de fixer ce qu'est aujourd'hui le "prix du marché" afin de déterminer précisément ce que ces trois ministres devront régler chaque mois pour payer le reliquat de leur appartement.

Photo : à l'origine de "l'affaire Gaymard", l'appartement du 6, rue Jean Goujon (Paris 8e) que le ministre n'aura habité que quelques semaines.

Par P.M. (Avec AFP) le 17 février 2005 à 16:55
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