© INTERNE"Je demande à Michelin de relocaliser sur le site Wolber de Soissons ou en tout autre lieu de l'agglomération soissonnaise l'outil industriel permettant à la société Wolber de reprendre son activité économique et de réintégrer l'ensemble des 451 salariés licenciés". Formulée le 31 décembre 2004, l'assignation en "relocalisation", déposée par l'avocat d'une ancienne salariée Wolber, est examinée mardi par le tribunal de grande instance de Clermont-Ferrand.
Cinq après après la fermeture début 2000 de l'usine basée à Soissons (Aisne), le sort des 451 ex-salariés fait l'objet d'une polémique. D'un côté, le groupe Michelin, propriétaire de Wolber, qui estime que son action de reconversion a été "une réussite". Michelin affirme que son dernier recensement, en septembre 2001, ne faisait état que de 18 personnes "sans solution", c'est-à-dire au chômage.
Conventions
"Pour nous, c'est franchement une réussite", affirme le directeur du personnel de Michelin, Christian Delhaye. "Via sa Société d'industrialisation et de développement économique, Michelin a contribué à y créer 504 emplois, dont 407 subsistent aujourd'hui", assure-t-il. L'homme parle de 202 emplois créés chez Geodis, une filiale de la SNCF qui a repris des locaux de Wolber. Les autres emplois sont répartis dans 21 entreprises avec lesquelles Michelin a signé des conventions.
Côté salariés, il en va tout autrement. Après avoir envoyé en janvier 2005 un questionnaire à 236 des 451 ex-salariés, leur avocat, Me Brun, dresse un constat plus sombre. Sur les 223 réponses parvenues, une centaine de personnes sont actuellement au chômage, une autre centaine en CDI et le reste en CDD ou en intérim. "Ces chiffres n'engagent que Me Brun", répond-on chez Michelin.
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