© INTERNEUn détenu de la maison d'arrêt de Varces (Isère) s'est échappé la nuit dernière, lors de son transfèrement au CHU de Grenoble, grâce à l'intervention de deux hommes armés et cagoulés. Dans la nuit, le prisonnier, âgé de 23 ans et condamné pour des braquages, avait déclaré aux gardiens qu'il venait d'avaler des produits toxiques. L'administration pénitentiaire a donc organisé son transfèrement en urgence à l'hôpital, selon LCI. Mais vers 03h00, alors que l'escorte pénitentiaire arrivait au CHU, deux hommes armés sont intervenus pour libérer le prisonnier. Le détenu, qui était libérable en janvier 2009, était menotté et entravé, lorsque ses complices ont menacé les accompagnateurs, en présence également de personnel hospitalier. Les trois hommes, qui sont partis à pied, sont depuis activement recherchés.
"Le mode opératoire retenu (une simulation de suicide suffisamment réussie pour commander une hospitalisation immédiate) signale une nouvelle fois les faiblesses des établissements pénitentiaires, connues et exploitées non seulement par la population pénale, mais surtout par ceux qui depuis l'extérieur leur prêtent main-forte, a dénoncé ce matin le Syndicat National Pénitentiaire Force Ouvrière. Il appartient désormais à la Direction de l'Administration Pénitentiaire, comme les services du Ministère de l'Intérieur, de définir et d'appliquer de nouvelles règles d'extraction, qui permettront d'éviter que pareille "incident" ne se reproduise". Le syndicat souligne par ailleurs "le comportement et la maîtrise" dont ont témoigné leurs collègues, et qui "devant des individus armés a certainement permis d'éviter un carnage dans un lieu public, en l'espèce un établissement hospitalier".
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