L'ex-directeur d'un foyer écroué pour "viols"

le 12 février 2005 à 10h35 , mis à jour le 12 février 2005 à 10h40

L'ancien directeur d'un foyer pour femmes enceintes de Vendée, mis en examen notamment pour "viols aggravés", a été incarcéré vendredi soir.

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Le directeur du foyer pour femmes enceintes de Vendée, la Maison d'Ariane, «a été écroué à la maison d'arrêt de Fontenay-le-Comte», a indiqué samedi le procureur de la République à La Roche-sur-Yon, Mireille Cadenat. L'homme, âgé de 61 ans, avait été mis en examen le 3 février pour "viols aggravés", "agressions sexuelles" et "harcèlement", mais laissé libre sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention de La Roche-sur-Yon. La parquet avait fait appel de cette décision. Le directeur avait été suspendu de ses fonctions par l'Association vendéenne pour l'accueil de la vie et la promotion de la famille (AVAVPF), gestionnaire de ce foyer d'accueil pour femmes enceintes en détresse actif depuis le milieu des années 1990.

Au moins huit victimes

Les faits qui lui sont reprochés concerneraient au moins huit personnes : trois employées, une ancienne candidate à un poste dans l'établissement, trois résidentes âgées de 16, 18 et 20 ans, ainsi que la fillette de 4 ans d'une de ces dernières. Le maintien en liberté du directeur avait provoqué une vive émotion en Vendée, où l'AVAVPF était déjà vivement contestée par les partis de gauche et les mouvements féministes, qui lui reprochaient une "idéologie anti-avortement".

Le maire de La Roche-sur-Yon Pierre Regnault (PS) et le président de la région Pays de la Loire Jacques Auxiette (PS) avaient réclamé mardi dernier la fermeture de cet établissement dont l'activité est soutenue et financée par le président du conseil général de la Vendée et du MPF Philippe de Villiers. Les deux élus socialistes ont aussi exigé la dissolution de l'AVAVPF. Philippe de Villiers s'était dit "outré, indigné par l'exploitation politicienne qui est faite (...) sur le dos des services sociaux et des victimes", tout en mettant en exergue "la faute lourde" du directeur, dont il avait contesté le maintien en liberté. Confronté à une controverse grandissante, le conseil général de la Vendée avait annoncé, dans un communiqué cosigné par la préfecture, l'ouverture d'une enquête administrative interne menée conjointement par les services de l'Etat et ceux du département.

le 12 février 2005 à 10:35
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