
Malgré le retrait de la partie réforme du bac du projet Fillon, la mobilisation lycéenne ne faiblit pas. Plus de 22.000 lycéens selon la police, 30.000, selon les organisateurs, ont en effet manifesté jeudi, à l'appel de leurs syndicats, l'UNL et de la FIDL, dans les villes où les vacances d'hiver sont terminées. Cet appel concernait la zone "B", c'est-à-dire douze académies (Aix-Marseille, Amiens, Besançon, Dijon, Lille, Limoges, Nice, Orléans-Tours, Poitiers, Reims, Rouen et Strasbourg). Il avait été lancé au lendemain de la dernière journée d'action lycéenne, le 15 février, qui concernait seulement l'Ile-de-France et l'académie de Bordeaux, et qui avait vu défiler plus de 45.000 jeunes, dont 30.000 à Paris.
L'UNL et la FIDL avaient alors demandé aux lycéens de rester mobilisés, malgré les vacances, et au-delà du débat parlementaire sur la loi Fillon. Ils avaient fixé la date du 24 février pour une journée d'action en zone "B". Parallèlement, ils avaient lancé un appel pour une "grande journée nationale de manifestations", qui aura lieu le 8 mars quand toutes les zones auront terminé leurs vacances, espérant "faire autant ou mieux" que lors de la dernière journée nationale du 10 février, où ils avaient été 100.000 dans les rues. Enfin, les jeunes devraient manifester le 10 mars aux côtés des enseignants.
"Autisme de François Fillon"
Jeudi, les lycéens ont de nouveau battu le pavé aux cris de "Fillon démission", "Fillon dehors", "Fillon assassin de l'éducation", "Retrait total du projet Fillon" ou encore "Nous sommes les lycéens et nous allons gagner". Ils étaient 2.500 sous la neige à Lille où la présidente de l'UNL, Constance Blanchard, et la secrétaire générale de la FIDL, Coralie Caron, avaient pris la tête du défilé. Ils étaient également 2.500 à Strasbourg, 2.000 à Tours, 2.000 à Reims, 2.000 également à Dijon, 1.300 à Châteauroux, 1.200 à Limoges et autant à La Rochelle ou à Nice, 1.000 à Besançon, 800 à Mulhouse, 800 également à Orléans.
"Nous ne sommes pas dupes. Nous savons que François Fillon tente de nous prendre de vitesse en faisant voter d'urgence son projet pendant que la majorité d'entre nous sont en vacances, mais il ne nous déstabilisera pas", a affirmé la FIDL dans un communiqué, évoquant le vote prévu à l'Assemblée pour le 2 mars. Elle en a "appelé directement au Premier ministre, devant l'autisme de François Fillon".
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