© LCILe ministre des Transports Gilles de Robien a confirmé mercredi sur France Info l'existence d'un rapport de l'inspection du travail mettant en cause la sécurité des passerelles mobiles utilisées par Air France. "Il y a eu un rapport effectivement, non pas pour accabler tel ou tel, mais pour relever qu'il y a des défauts sur les équipements existants et que quand les équipements sont équipés on ne tient pas les consignes de sécurité", a confirmé le ministre. Mercredi matin, France Info avait révélé que l'inspection du travail mettait en cause la sécurité des passerelles mobiles utilisées par Air France et demandait à la compagnie de revoir ses procédures de sécurité, dans un rapport provisoire. Selon France Info, "l'inspection du travail a relevé une douzaine d'accidents sur des passerelles mobiles du même type que celle utilisée par Air France", en cinq ans, relevant "huit incidents sérieux au cours des deux dernières années".
"Ce rapport qui est un rapport provisoire démontre qu'on peut certainement améliorer les équipements mais lorsque les équipements ont tout ce qu'il faut pour protéger, malheureusement, on ne fait pas tout ce qui faut pour appliquer les consignes", a ajouté Gilles de Robien. "Evitons de faire de la polémique", a lancé le ministre, "une affaire comme celle là se résout par la concertation, pas par la grève en embêtant des dizaines de milliers de personnes", a-t-il estimé.
M. de Robien a lu à l'antenne des extraits de ce rapport qui doit encore être validé par un contrôleur général de ses services: "les alarmes sonores de recul des escaliers autotractés sont systématiquement débranchées", détaille-t-il ; "les portillons haut et bas n'existent pas sur tous les types et quand ils existent les portillons haut et bas sont très souvent inutilisés".
Un mouvement de grève des agents des piste d'Air France a démarré vendredi à Orly-ouest pour protester contre la mise à pied d'un de leurs collègues à la suite de l'accident mortel d'une hôtesse le 1er février. La grève a été suspendue mardi à l'issue d'une assemblée générale.
S'agissant de l'accident ayant provoqué la mort d'une hôtesse le 1er février, M. de Robien a lu le constat suivant contenu dans le rapport: "l'escabeau s'est retiré alors que la porte était encore ouverte". "Ce n'est pas l'effet du vent", a commenté le ministre, laissant entendre que c'était bien la responsabilité de l'agent de piste qui était engagée. Interrogé mardi par l'AFP, M. de Robien avait fermement écarté l'argument mis en avant par plusieurs organisation syndicales selon lesquelles l'accident survenu au début du mois s'expliquait par un défaut de réglementation en matière de sécurité.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




