Pau : Romain, un schizophrène à la dérive

Par AFP, le 01 février 2005 à 17h37 , mis à jour le 01 février 2005 à 21h27

Selon trois psychiatres, le meurtrier présumé d'une infirmière et une aide-soignante à l'hôpital psychiatrique de Pau présente de "graves pathologies mentales". D'après ses voisins, ce jeune homme de 21 ans n'avait pas beaucoup d'amis et pouvait se montrer violent.

meutrier pau © DR

Un jeune homme à la dérive, violent, souffrant de schizophrénie. Voilà comment les proches de Romain, 21 ans décrivent celui qui est soupçonné d'avoir sauvagement tué une infirmière et une aide-soignante à l'hôpital psychiatrique de Pau, où il avait été lui-même soigné.

Selon trois experts psychiatres l'ayant examiné, ce jeune homme présente de "graves pathologies mentales". C'est pour des problèmes de schizophrénie qu'il a été traité par le passé, a-t-on indiqué de source proche de l'enquête.

Des armes blanches

Depuis quelques mois, ce jeune homme maigre aux cheveux bruns vivait dans le centre de Pau, dans un immeuble vétuste, non loin de l'endroit où il a été interpellé samedi soir parce qu'il fumait du cannabis. Stéphanie, sa compagne avec laquelle il partageait un petit appartement, avait porté plainte la semaine dernière parce qu'il l'avait battue.

Il devait aimer les armes puisque les policiers ont saisi chez lui des armes blanches - dont un sabre -, mais aussi des poings américains bricolés avec des lames. Lors de son arrestation, au cours de laquelle il a tenté de tirer sur les policiers, il était armé d'un 7.65 et avait dissimulé une lame artisanale dans sa manche.

Selon des voisins du jeune homme à Pau, il n'avait pas beaucoup d'amis et pouvait se montrer violent. "Il battait son chien", a déclaré un voisin. Le jeune homme avait arrêté ses études après avoir obtenu un CAP de cuisinier et était sans emploi au moment de son interpellation.

Sa mère voulait le faire interner

Ses parents, qui vivent à Denguin, à une dizaine de km de Pau, sont décrits par leurs voisins comme une "famille respectable". Toujours selon des voisins, le jeune homme, qui venait rendre visite régulièrement à ses parents, était "poli et sympathique et n'avait jamais eu de problèmes avec personne".

Bouleversée et désemparée, la mère de Romain a expliqué mardi matin avoir voulu faire interner son fils. "Mon premier objectif, et celui de mon mari, était de le faire hospitaliser", a-t-elle dit. A l'hôpital psychiatrique de Pau, "on m'a répondu qu'il fallait le laisser s'enfoncer pour le récupérer, ensuite je suis allée au commissariat de police où j'ai été reçue par deux officiers qui m'ont dit qu'ils ne pouvaient rien faire tant qu'il n'y avait pas de délit sur la voie publique".

Le lendemain de la découverte des corps mutilés de l'infirmière et de l'aide-soignante, un repas réunissait toute la famille de Romain. "Nous étions tous à la maison, il était calme, il m'a embrassé, il a tapoté sur l'ordinateur et à table j'ai évoqué cette affaire, il était très calme", a raconté la mère du jeune homme.

Par AFP le 01 février 2005 à 17:37
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience