Des pèlerins français bloqués à La Mecque

le 02 février 2005 à 07h00 , mis à jour le 02 février 2005 à 14h14

Environ 6.000 Français, qui ont effectué le pèlerinage à La Mecque, sont bloqués en Arabie saoudite en raison du faux-bond de leurs compagnies aériennes. "Leur retour devrait s'étaler sur plusieurs jours", selon le Quai d'Orsay.

pélerins français de retour de la mecque roissy 1 février 2005

Compagnies aériennes charters qui font faux-bond ou qui n'offrent pas de garanties de sécurité suffisantes pour leur atterrissage en France : environ 6.000 pèlerins français ou en partance pour la France étaient encore bloqués mercredi à La Mecque, où le pèlerinage annuel s'est terminé le 23 janvier, du fait de problèmes avec leurs compagnies aériennes, a indiqué mercredi le Quai d'Orsay. "Leur retour devrait s'étaler sur plusieurs jours", selon un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

"Un avion charter transportant 430 personnes est arrivé [mardi] soir à Paris. Aujourd'hui trois avions charter, l'un à destination de Paris avec 187 passagers et deux à destination de Bâle-Mulhouse, transportant 464 et 177 passagers, ont quitté l'Arabie Saoudite. Quatre-vingts personnes restent encore bloquées dans le terminal du Hajj (à Jeddah) et ne pourront sans doute pas partir avant demain", a-t-il précisé.

"Nous avons manifesté deux fois"

De son côté, le directeur général du transport saoudien, Talal Kably, a déclaré mercredi : "Le problème est réglé... Hier (mardi), nous avons décidé d'affréter un avion charter pour les transporter". "Le nombre de pèlerins français encore présents à Djeddah la nuit dernière était de près de 160 qui doivent quitter mercredi matin", a dit le responsable saoudien sans toutefois confirmer leur départ. Selon lui, le retard était dû à un problème entre la compagnie égyptienne qui organise des vols charters pour le transport des pèlerins et son représentant local.

Les pélerins arrivés mardi soir à Paris ont été accueillis par leurs proches, qui avaient apporté des gâteaux et du thé, sous les cris de joie de la foule et les youyous. "Nous avons manifesté deux fois, puis nous sommes descendus sur la piste pour obtenir un avion", a déclaré Abdelmalek, 39 ans. "Nous dormions à même le sol. On nous a proposé l'hôtel, mais on ne voulait pas quitter la zone de transit. Des milliers de personnes attendaient dehors", selon Salah, 47 ans. Il parle tout de même de "solidarité", "notamment envers les pèlerins les plus âgés, qui étaient privilégiés".

photo : un pélerin accueilli par ses proches mardi soir à Roissy (LCI)

le 02 février 2005 à 07:00
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