
Nicolas Sarkozy, président de l’UMP : "Je viens d'apprendre cette décision. Il s'agit d'une décision responsable, digne, respectable et honnête. Je n'en dirai pas plus".
Annick Lepetit, porte-parole du PS : cette décision "révèle la perte de crédibilité de l'ensemble du gouvernement, et un grave affaiblissement de l'autorité de l'Etat". Elle ajoute que cette démission est "la conséquence logique d'un processus qui commence par un double manquement, celui du ministre qui a commis la faute, et du Premier ministre qui l'a autorisée", et qui se poursuit "par une succession de maladresses et se termine par une crise gouvernementale".
Noël Mamère, député Vert : "Il avait perdu toute légitimité, cette décision est dans l'ordre des choses". Et d’ajouter : "On ne peut pas accepter que le responsable des deniers publics vienne nous donner des leçons tous les jours à la télévision en nous disant qu'il faut se désintoxiquer de la dépense publique et en même temps se faire un petit peu de gratte avec l'argent public".
Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée : « La démission de Hervé Gaymard était devenue inéluctable. Mais au-delà, ce gouvernement apparaît politiquement décrédibilisé. C'est la conséquence du refus du président de la République de tirer les leçons de ses échecs successifs. Il est aujourd'hui le premier responsable du climat délétère qui règne dans le le pays. Il lui appartient désormais de trouver une solution globale à cette crise de confiance qui tire la France vers le bas".
Arnaud Montebourg, député PS : "En présentant sa démission, le ministre de l'Economie a pris la seule décision qui s'imposait à lui après une série de manquements aux règles applicables aux ministres, et de mensonges publics à répétition, qui ont anéanti en quelques jours sa crédibilité. C'est la sanction naturelle à l'encontre d'un système politique aux moeurs monarchiques, qui font du privilège la règle et l'opacité habituelle".
Jack Lang, député PS : "L'épisode Gaymard est le symptôme d'une crise morale autrement plus grave, qui affecte durablement et profondément le gouvernement et le régime politique. Les citoyens ont perdu confiance dans un système fondé sur la violation des promesses, le mensonge et la trahison des engagements électoraux. Ce n'est pas la simple démission d'un ministre qui apportera un remède à un mal qui frappe l'ensemble de l'éxécutif. Seul un changement radical des moeurs et des règles de notre démocratie, aujourd'hui asphyxiée, pourra sortir le pays de l'ornière".
Le ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau : "J'apprends avec émotion la démission de mon collègue (...) Depuis ma nomination au ministère de l'Agriculture, j'ai pu mesurer et apprécier le travail accompli par mon prédécesseur pour la défense des positions agricoles françaises au sein de l'Europe".
Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France : "Elle était inévitable. Elle porte une leçon simple: les responsables politiques (...) se doivent d'être pointilleux et irréprochables dans le maniement des deniers publics. Ils doivent demeurer proches des Français et de leurs préoccupations quotidiennes".
Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale regrette les circonstances et les maladresses qui l'ont conduit à présenter sa démission, qu'il comprend comme une initiative destinée à ne pas gêner l'action gouvernementale". Et de dénoncer l'acharnement de certains élus d'une opposition amnésique qui tentent, avec des propos outranciers, une récupération indigne et irresponsable".
Hervé Morin, président du groupe UDF à l'Assemblée : "C'était nécessaire aussi pour la vie politique et pour le gouvernement Raffarin". Toute cette affaire "montre à quel point on est dans une démocratie imparfaite, avec un exécutif qui a tous les pouvoirs et ne fait l'objet d'aucun contrôle".
Le numéro 2 du Front national, Bruno Gollnisch : "Ayant attaqué mes adversaire politiques lorsqu'ils étaient puissants, je ne souhaite pas les accabler quand tout le monde le fait", a-t-il indiqué. " Hervé Gaymard aurait été bien inspiré d'observer la même réserve au Conseil régional Rhône-Alpes, au lieu d'apporter sa signature à la scandaleuse déclaration formulée contre moi".
Le ministre des Affaires étrangères Michel Barnier : "Il a pris une décision digne et courageuse et je la respecte. Il est et restera mon ami. Nous continuerons d'avoir besoin de lui et de ses convictions pour notre pays".
(Hervé Gaymard/archives/DR)
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