© INTERNELe printemps social va-t-il être agité ? Professeurs et fonctionnaires ont finalement décidé de défiler main dans la main le 10 mars prochain. Parmi les mots d'ordre, les critiques contre la loi sur l'école, les salaires, ou la réforme des 35 heures.... L'intersyndicale de l'Education (FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, Unsa-Education) appelle à manifester ce jour-là et réclame à nouveau "l'ouverture de véritables négociations pour une autre loi" d'orientation sur l'école. Deux jours auparavant, ce seront les lycéens qui batteront le pavé parisien. En effet, leurs deux organisations (FIDL et UNL) ont prévu une journée nationale de manifestations le 8 mars, deux jours après la rentrée des congés scolaires d'hiver.
Dans la fonction publique, les fédérations FO, CGT, FSU, Unsa et CFTC se sont aussi prononcées "pour que l'ensemble des fonctionnaires et agents publics participent activement à la grève et aux manifestations" le 10 mars. A la différence du syndicat CFDT de l'Education, la fédération CFDT de la fonction publique a réservé sa décision jusqu'au 22 février, suivant ainsi la position de sa confédération. La septième fédération de fonctionnaires, celle des cadres CGC, s'est retirée de l'intersyndicale depuis la fin décembre. Les fédérations de cheminots CGT, FO et Sud-Rail ont de même fait savoir qu'elles organiseraient le 10 mars des "arrêts de travail" dont les modalités restent à définir. Les syndicats de fonctionnaires et d'enseignants ont précisé qu'ils manifesteraient le 10 mars sur la base de leurs propres revendications.
Les fédérations de fonctionnaires "ont fait le constat que le gouvernement et le ministre de la Fonction publique n'ont pas entendu les revendications salariales exprimées par les personnels", expliquent-elles dans leur communiqué. Elles ajoutent qu' "une nouvelle réduction d'emplois est programmée menaçant davantage la qualité du service public". Les fédérations de l'Education précisent pour leur part qu'elles participeront à la mobilisation du 10 mars "contre les suppressions de postes, pour l'emploi et les salaires, pour un service public d'Education qui assure véritablement la réussite de tous, ce qui implique l'ouverture de véritables négociations pour une autre loi".
Course de lenteur à l'Assemblée |
Le débat sur le projet de loi sur l'Ecole était enlisé vendredi à l'Assemblée,. La course de lenteur imposée par l'opposition s'est en effet poursuivie, la gauche continuant à défendre pied à pied chacun de ses amendements. La mobilisation de l'opposition a même conduit au rejet d'un important amendement de la commission des Affaires sociales, qui précisait le montant des crédits permettant de financer les trois heures de soutien hebdomadaire aux élèves en difficulté, prévues dans ce texte. De son côté, Jacques Chirac a apporté son soutien au projet de loi d'orientation sur l'école, affirmant que ce texte contesté par les lycéens visait à "faire réussir chaque élève", en décorant Claude Thélot dont le rapport a inspiré le projet de réforme de l'école. |
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