© INTERNELes quatre hommes placés en garde-à-vue depuis mardi matin dans l'enquête sur des incendies volontaires de deux lieux de culte musulman en mars 2004 en Haute-Savoie, ont été mis en examen et écroués jeudi à Annecy.
Le chef d'accusation retenu contre les quatre hommes : "destruction de biens par incendie, faits commis en raison de l'appartenance du propriétaire du bien à une race ou une religion déterminée". Selon la loi du 3 février 2003, ils encourent jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle.
Extrême-droite
Les quatre suspects ont reconnu leur participation aux incendies. Ils sont âgés de 23 à 27 ans et appartiennent à la mouvance d'extrême droite. L'un d'eux est un militaire du 27ème bataillon de chasseurs alpins (BCA) d'Annecy.
Les autorités militaires vont ouvrir "sans délai" une procédure disciplinaire à l'encontre du militaire mis en examen, a annoncé jeudi le ministère de la Défense. "Dans l'hypothèse où son implication serait avérée, cette procédure pourrait conduire à la résiliation de son contrat", a-t-il ajouté.
Huit personnes avaient été interpellées mardi en Haute-Savoie par la police judiciaire, dont l'une en qualité de témoin. Quatre d'entre elles avaient été mises hors de cause et remises en liberté.
Le 5 mars 2004, la salle de prière de Seynod et la mosquée d'Annecy avaient été les cibles d'incendies volontaires nocturnes. Le ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy, avait visité les deux lieux de culte en compagnie du président du Conseil régional Rhône-Alpes du culte musulman Kamel Kabtane, du président du Conseil français du culte musulman (CFCM) Dalil Boukabeur, et d'élus locaux, notamment le député-maire d'Annecy Bernard Bosson (UDF).
Retour MYTF1
Chargement en cours...




