
- Europe : une victoire du non serait "quelque chose de très grave"
Un non français au référendum sur la Constitution européenne provoquerait "une secousse terrible" dans l'Union européenne, et serait "une remise en cause d'un processus qui a commencé au lendemain de la guerre avec le "Plus jamais ça", a affirmé lundi sur France Inter Jean-Pierre Raffarin.
Ce serait "une remise en cause d'un processus qui a commencé au lendemain de la guerre avec le "Plus jamais ça", a déclaré le Premier ministre. "Le premier pays qui dira "non" prendra une responsabilité historique" et ce sera "quelque chose de très grave", a-t-il ajouté. Selon lui, l'Europe "s'est construite sur 60 ans, petit pas par petit pas, c'est une architecture complexe" et "si un des murs porteurs, un des piliers fondateurs, s'écroule, c'est toute l'architecture qui est menacée". "
- Chômage : une "baisse durable en 2005"
Jean-Pierre Raffarin a réaffirmé lundi que le chômage allait baisser de manière "significative et durable" en 2005 grâce au "retour de la croissance" et au plan de cohésion sociale. "Les résultats sont là, on a commencé à recréer des emploi pour la première fois au deuxième semestre 2004", a-t-il dit. "Plus 28.000 emplois net, ce n'est pas assez, ce n'est pas suffisant mais nous sommes redevenus un pays créateur d'emplois", a-t-il ajouté. "Je vous confirme qu'en 2005 nous connaîtrons une baisse significative et durable du chômage. L'ensemble du plan de cohésion sociale et le retour de la croissance me permet de l'affirmer", a-t-il dit sans réitérer toutefois l'objectif d'une baisse de 10% qu'il avait avancé en décembre.
- Personnes âgées : "pas un euro pour la réduction des déficits" mais pour la solidarité
Le Premier ministre a déclaré lundi que "pas un euro" de la journée de solidarité en faveur des personnes dépendantes ne sera utilisé pour une autre action. "Je vous le dis avec fermeté : ces deux milliards d'euros seront dans une caisse spécifique, ils n'iront pas dans une caisse de l'Etat, ils iront dans une caisse pour l'autonomie des personnes dépendantes", a martelé le Premier ministre. "La cour des comptes, et je demanderai à Philippe Séguin d'être particulièrement vigilant sur ce sujet, pourra certifier qu'il n'y a pas un euro qui n'ira pas pour les personnes âgées et handicapées", a-t-il insisté.
- Enseignants : Raffarin leur reproche une "negative attitude"
Jean-Pierre Raffarin a reproché lundi matin sur France Inter aux syndicats enseignants d'adopter une "negative attitude" en les accusant d'être seulement "d'accord pour l'union du non" à la réforme Fillon de l'école. "Vous avez déjà vu une réforme de l'Education qui avait été acceptée par les enseignants ? C'est normal que, dans un débat démocratique, les uns et les autres défendent leurs positions", a lancé le Premier ministre. "Les syndicats aujourd'hui sont d'accord pour l'union du non mais ils ne sont pas d'accord pour une union du oui. Ils ont une "negative" attitude, ils n'ont pas une "positive" proposition", a-t-il ajouté.
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