© INTERNELa date du référendum sur le traité constitutionnel n'est pas encore connue mais tout laisse à penser que, face à la montée du "non" dans différents sondages, l'Elysée veut presser le pas. Différentes sources ont indiqué dans la semaine que le référendum pourrait avoir lieu dans la deuxième moitié du mois de mai au lieu du début du mois de juin comme cela avait jusque-là été évoqué.
Quoi qu'il en soit, l'Elysée a fait savoir vendredi matin que le Parlement serait réuni en Congrès à Versailles le 28 février pour l'adoption définitive de la révision constitutionnelle, un préalable au référendum.
Jeudi, le Sénat a adopté en termes identiques à l'Assemblée nationale le projet de loi constitutionnelle. Cette adoption par le Parlement avait ouvert la voie à la réunion du Congrès à Versailles. La majorité qualifiée des trois cinquièmes est requise pour l'adoption définitive en Congrès des révisions constitutionnelles.
Une campagne de terrain
Par ailleurs, un séminaire gouvernemental s'est tenu vendredi matin sur la bataille référendaire à venir. Jean-Pierre Raffarin a appelé tous ses ministres à la mobilisation en faveur du "oui". Lors de ce séminaire d'une heure, le Premier ministre a demandé à son équipe d'"expliquer aux Français les grandes lignes du traité mais également de répondre point par point aux inquiétudes des Français, en particulier des Français qui sont plutôt tentés de répondre non. "Ce travail d'information doit être accompli au plus près du terrain, auprès de chaque Française et de chaque Français. C'est la raison pour laquelle le Premier ministre a demandé à chaque ministre de tenir une quinzaine de réunions sur le terrain afin de débattre des grandes lignes de ce traité", a ajouté Jean-François Copé.
"Chacun doit bien comprendre que, grâce à ce traité européen, on va préparer les Français aux grands enjeux de demain. L'Europe telle qu'elle se construit a vocation à protéger les Français des méfaits et dangers de la mondialisation et, en même temps, de les préparer aux grands atouts de la mondialisation", a insisté le porte-parole du gouvernement, en réponse aux arguments des partisans du "non" dénonçant une Europe trop libérale. Reprenant des arguments déjà rodés ces derniers jours par le Premier ministre, M. Copé a souligné que l'Europe "ne se construit pas dans une logique partisane".
Philippe de Villiers, partisan du non à la constitution, a raillé "l'atmosphère de panique qui submerge le camp du oui" car "devant la montée régulière du non, Jacques Chirac tente de prendre la France de vitesse en raccourcissant le temps du débat". Selon lui "la prochaine étape pourrait être de réserver l'exclusivité des temps d'expression médiatique à des porte-parole officiels" et "seuls auraient droit à une affiche officielle, les partis du oui".
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