50 ans, ministre de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche. © INTERNEAlors que son projet doit être débattu au Parlement la semaine prochaine, le ministre de l'Education nationale doit faire face à un groupe de travail sur la réforme du bac réduit à peau de chagrin. Dès la deuxième séance, trois syndicats d'enseignants FSU, principale fédération du monde éducatif, avaient claqué la porte. Très vite, le Sgen-CFDT et la Fidl, deuxième syndicat lycéen, avaient également annoncé leurs départs.
Lundi, ce sont la FCPE, principale fédération de parents d'élèves, l'UNL, principal syndicat lycéen, l'Unsa-Education et ses deux syndicats concernés, le SE (enseignants) et le SNPDEN (chefs d'établissement), qui ont conditionné leur "participation future" à un certain nombre d'exigences. A la principale d'entre elles, le report à la session 2008 du nouveau bac, François Fillon n'accéderait qu'en se reniant, après avoir répété à maintes reprises son souci de voir appliquer la réforme le plus vite possible, c'est-à-dire à l'horizon 2007. Les organisations ont également critiqué "la précipitation" réclamée par le ministère, qui souhaite que les conclusions du groupe soient rendues le 15 avril. Interrogé par l'AFP, le ministère n'a pas souhaité faire de commentaire lundi sur cette nouvelle menace.
"Acter une réforme que nous n'acceptons pas"
Dans le rapport annexé au projet de loi d'orientation sur l'Ecole est stipulé que "le nombre d'épreuves terminales sera limité à six épreuves, les autres matières étant validées par un contrôle continu ou un contrôle en cours de formation en 1e et en terminale". Les participants à ce groupe critiquent tous une réforme dont le cadre est, selon eux, déjà établi : la consultation se "résume à deux questions: que met-on dans les six épreuves terminales ? et, que fait-on du reste ?", a expliqué le Snes-FSU, principal syndicat enseignant. "Le seul objectif de cette commission est d'acter une réforme que nous n'acceptons pas", a objecté de son côté la Fidl.
Devant la mobilisation des enseignants et lycéens le 20 janvier et samedi notamment contre cette réforme, François Fillon a assuré lundi que son projet était "pragmatique" et que, face aux "contre-vérités et caricatures", il n'avait pas l'intention de se "laisser faire car il y va de l'intérêt des jeunes". Une manifestion des lycéens est annoncé pour jeudi.
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