© INTERNEBlanchi par la justice, Jean Tiberi repart au combat. L'ancien maire de Paris a confirmé mardi qu'il serait "candidat à la candidature" pour les prochaines municipales dans la capitale. Jean Tiberi a exprimé sur France Info "un grand soulagement, un moment de bonheur (...) une grande satisfaction" après la décision de non-lieu rendue lundi. Interrogé sur ses projets, l'ancien maire a indiqué qu'il serait "candidat à la candidature".
Vendredi, le juge Armand Riberolles a rendu un non-lieu en faveur de l'ancien maire de la capitale dans l'enquête sur les HLM de Paris. Le juge, qui a rendu une ordonnance quasi-conforme aux réquisitions du parquet, a toutefois demandé le renvoi de la majorité de la cinquantaine de mis en examen de ce dossier devant le tribunal correctionnel.
Cette affaire, instruite initialement par le juge de Créteil Eric Halphen avant d'être confiée au juge parisien Armand Riberolles, porte sur des malversations présumées en marge de l'attribution des marchés publics de l'office HLM de la Ville de Paris (OPAC). En dix ans, depuis que cette instruction a été lancée à la suite de simples vérifications fiscales sur un chef d'entreprise, 53 personnes ont été mises en examen - essentiellement des entrepreneurs, des responsables de l'OPAC mais aussi l'ancien maire de Paris Jean Tiberi. Le juge a cependant estimé, concernant Jean Tibéri, que les charges pesant contre lui étaient insuffisantes pour le renvoyer en correctionnelle.
L'affaire avait fait couler beaucoup d'encre car elle a très rapidement pris une tournure politique, aboutissant même en mars 2001 à la convocation de Jacques Chirac en tant que témoin. Après avoir mis en examen en 1994, un entrepreneur soupçonné d'avoir établi des fausses factures, Francis Poullain, le juge Halphen s'était rapidement intéressé aux marchés de l'office HLM de Paris.
Photo : Jean Tiberi, archives
Retour MYTF1
Chargement en cours...




