Affaire Giraud : la tante de Géraldine libérée

le 02 mars 2005 à 11h27 , mis à jour le 02 mars 2005 à 17h27

Marie-Christine Van Kempen, placée mardi matin en garde à vue à Sens (Yonne), a été remise en liberté mercredi après-midi. Son emploi du temps a été vérifié et l'origine des traces de chloroforme trouvées dans sa cave élucidées.

tante_geraldine_giraud_auditionLa tante de Géraldine Giraud peu avant sa mise en garde à vue © DR

Après 33 heures d'audition, la tante de Géraldine Giraud, placée mardi matin en garde à vue, a quitté mercredi un peu avant 17 heures le commissariat de police de Sens. "En l'état actuel des investigations, rien ne permet de penser que l'on puisse retenir des éléments contre Marie-Christine Van Kempen", avait affirmé dès mercredi matin une source policière. "Pour l'instant, aucun lien n'est établi avec (le principal suspect Jean-Pierre) Treiber. Les incohérences sur son emploi du temps ont été levées. Et les explications qu'elle a fournies sur les traces de chloroforme satisfaisantes".

La tante de Géraldine Giraud avait été interpellée mardi matin par des officiers de la police judiciaire (PJ) de Dijon, assistés de la PJ de Versailles, à la suite notamment de la découverte de traces de chloroforme dans la cave de sa maison à Sens. "Le propriétaire précédent (ndlr: de la maison) traitait sa cave contre les "bestioles" avec un produit qui pouvait laisser du chloroforme. C'était six mois avant les disparitions" de Géraldine Giraud et Katia Lherbier, a-t-on expliqué de source policière. Selon des voisins, la tante réside dans ce logement depuis l'été dernier. Lors de sa garde à vue, la tante de Géraldine Giraud a affirmé, selon la police, qu'elle était chez sa mère les 31 octobre et 1er novembre derniers, au moment de la disparition des jeunes femmes. "Elle y était la plupart du temps, sauf à un moment où elle était ailleurs et des témoins ont pu le confirmer", a-t-on ajouté de même source.

Géraldine Giraud et Katia Lherbier seraient mortes après avoir inhalé un gaz toxique, peut-être de la chloropicrine, qui peut se décomposer en chloroforme, avait révélé début janvier le procureur de la République de Sens.

Photo : la tante de Géraldine, à son arrivée au commissariat (archives)

le 02 mars 2005 à 11:27
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