Bruno Gollnisch exclu de Lyon III pour 5 ans

le 04 mars 2005 à 18h52 , mis à jour le 04 mars 2005 à 18h59

La commission de discipline de l'université Jean-Moulin Lyon III a exclu pour cinq ans Bruno Gollnisch, le numéro deux du Front national, après ses propos controversés sur les camps de concentration nazis.

Gollnsisch FN

Bruno Gollnisch, a été exclu pour cinq ans de l'université Lyon III où il enseigne, à la suite de ses propos controversés sur les chambres à gaz. "La section disciplinaire de notre université a décidé le jeudi 3 mars 2005 d'exclure le professeur Bruno Gollnisch de l'université Jean Moulin Lyon III, pour une durée de cinq ans", a indiqué le président dans un bref communiqué. Le président de l'université a précisé qu'il s'expliquerait "sur cette question" lors d'un point presse le 7 mars, refusant de faire auparavant le moindre commentaire.

Bruno Gollnisch, professeur de droit international et de civilisation japonaise, avait comparu mardi devant la section disciplinaire de Lyon III, après des propos ambigus sur les chambres à gaz tenus le 11 octobre 2004 lors d'une conférence de presse à Lyon. Il avait alors assuré "ne pas remettre en cause les déportations", "les millions de morts", ou "l'existence des chambres à gaz homicides", mais avait ajouté: "quant à savoir la façon dont les gens sont morts, le débat doit avoir lieu".

Les cours du délégué général du FN avaient été suspendus dès la mi-octobre, avant de reprendre pour une journée le 2 février. Le lendemain, Bruno Gollnisch avait été suspendu "dans l'intérêt du service" pour un an maximum à la demande du ministre de l'Education nationale, François Fillon. "Je suis un universitaire irréprochable, ma toge est sans tâche. On peut ne pas partager mes opinions de parlementaire et d'élu local. Mais je n'ai jamais mélangé, moi, mon engagement politique avec mon enseignement", avait déclaré Bruno Gollnisch, mardi peu avant son audition par la section disciplinaire.

Au cours des 20 dernières années, la section disciplinaire de Lyon III n'a eu à se prononcer qu'une seule fois, en juillet 1990, quand l'universitaire Bernard Notin avait publié un article mettant en doute l'existence des chambres à gaz, selon l'université. Condamné auparavant au pénal pour cet article, M. Notin avait écopé d'une suspension d'un an, décision cassée l'année suivante pour vice de forme par le Conseil de l'enseignement supérieur et de la recherche (Cneser).

le 04 mars 2005 à 18:52
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