© DRLe "diagnostic" de la société française, première étape de l'élaboration du projet socialiste pour 2007, est au programme du Conseil national du PS de ce dimanche, mais nul doute que la montée du non au référendum constitutionnel européen dans les sondages fera partie des discussions. Officiellement, il s'agit de débattre du texte établi par les trois secrétaires nationaux chargés du projet, Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn et Jack Lang, ainsi que des contributions apportées par les minorités Nouveau Parti socialiste et Nouveau monde, et d'amendements rédigés par les fabiusiens.
Une première mouture du diagnostic a déjà été débattue lors du bureau national de mardi. Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande a précisé qu'un second texte "enrichi et complété" sera proposé ce dimanche. Alain Bergougnoux, responsable du secteur études, y a intégré "les remarques" sur les "faiblesses" relevées, et notamment sur la mondialisation, le développement durable, la lutte contre les inégalités. L'analyse de l'échec de Lionel Jospin à la dernière présidentielle fera "partie des débats dimanche", a assuré Stéphane Le Foll. De toute façon, "le texte reste ouvert", a-t-il ajouté, et "il sera complété par les débats dans les fédérations avant d'être validé en juin, après le référendum du 29 mai". Les adhérents du projet (5.000 à ce jour) qui souhaitent participer à l'élaboration du projet mais ne sont pas membres du parti, seront associés au travail et pourront également s'exprimer au cours d'une réunion qui leur sera réservée avant le conseil national.
"La crise n'est jamais favorable à la gauche"
Reste que l'actualité plus immédiate autour de la campagne pour le référendum européen ne devrait pas manquer d'être abordée. Il s'agit d'abord de la montée du non au référendum sur la Constitution européenne qui, pour la première fois, est devenu majoritaire (51%), selon un sondage Le Parisien/CSA publié vendredi. Alors que la majorité du PS favorable au oui tente de relativiser sa portée, les tenants du non - une minorité de plus en plus active - se sentent confortés, tout en affichant une grande prudence. Voulant désamorcer ces conflits, François Hollande a averti : "s'il y a une crise européenne, il y aura aussi une crise en France, et la crise n'est jamais favorable à la gauche".
Autre problème restant à gérer : le cas des deux parlementaires - Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l'Essonne et Marc Dolez, député du Nord - qui ont fait, jeudi, estrade commune avec d'autres partis de gauche pour le non à la Constitution européenne, dont le PCF et la LCR. Ce non-respect des directives de la direction pourrait leur valoir une suspension du bureau national dont ils sont membres. Mais seul le bureau national, qui se tient mardi, peut en décider.
Photo d'ouverture : François Hollande - archives
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