© INTERNEAnnée 2003. Vivendi décide de mettre en vente trois tours du quartier de la Défense, situées à Courbevoie, dans les Hauts-de-Seine. Intéressés, des fonds de pension allemands procèdent à la vérification des superficies. Surprise : ils découvrent alors une différence avec les mesures annoncées initialement dans le permis de construire.
Les services administratifs du département réalisent à leur tour une enquête amenant le préfet des Hauts-de-Seine, selon Le Figaro qui révèle l'affaire mardi, à constater que "7 993 mètres carrés de surface de bureau ont été réalisés dans la ZAC Danton sans avoir été autorisés par permis de construire". Un chiffre qui, selon le quotidien, équivaudrait à "un peu moins de 10% de la surface globale des trois bâtiments".
cascade de dépassements et d'irrégularités
Situées dans la ZAC Danton, les trois tours ont été construites par le célèbre promoteur immobilier Christian Pellerin (le bâtisseur incontournable de La Défense) à la fin des années 90, lorsqu'il était conseiller de Vivendi. Pour vendre ses tours, la société a dû se mettre en conformité avec la législation en rachetant les mètres carrés non prévus par les permis de construire. Un surcoût de 15 millions d'euros, selon Le Figaro.
Les gendarmes de la section de recherches de Versailles auraient également découverts d'autres irrégularités dans d'autres tours du quartier construites par le même Christian Pellerin. L'immeuble Le Balzac, situé dans les environs, aurait été construit avec un dépassement de plus de 23 % de sa superficie. "Les enquêteurs vont désormais devoir établir les véritables responsabilités dans cette cascade de dépassements et d'irrégularités au Code de l'urbanisme. Christian Pellerin devrait prochainement avoir à fournir des explications à la justice au même titre que l'ensemble de la chaîne administrative qui a attribué des permis de construire", écrit Le Figaro.
Photo : le quartier d'affaires de La Défense.
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