Echos de campagne

le 19 mars 2005 à 21h57 , mis à jour le 19 mars 2005 à 22h40

Pour Marie-George Buffet, la campagne européenne donne l'occasion à la gauche et à la droite de se repositionner : le non pour la gauche, le oui pour la droite. Selon elle, voter oui, c'est voter pour une "Europe libérale". Michèle Alliot-Marie, qui a lancé sa campagne pour le oui en Aquitaine, défend l'union qui a permis la paix sur le continent européen.

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A chacun sa manière d'interpréter les sondages. La secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet, a estimé samedi sur TF1 que le sondage donnant pour la première fois une victoire du non au référendum européen montrait que "la gauche et la droite retrouvent leur place". "La gauche se regroupe sur le non et la droite sur le oui", a poursuivi Mme Buffet, en soulignant que le traité constitutionnel "c'est la politique de la droite, c'est la politique libérale de Raffarin gravée dans le marbre constitutionnel au niveau de l'Europe". Pour elle, "c'est le non qui est vraiment l'autre moyen".

Autre manière de voir les chiffres : pour Michèle Alliot-Marie, qui a lancé samedi à Bordeaux avec son collègue de la coopération, Xavier Darcos, la campagne de l'UMP en Aquitaine pour le "oui" à la constitution européenne, "ce n'est pas en regardant les sondages qu'on fait une campagne, c'est en ayant des convictions et en faisant en sorte que les résultats (du référendum) soient des résultats qui aillent dans le sens de l'intérêt de la France et des Français".

"La France du non serait une France isolée"

En tête des convictions de Mme Alliot-Marie, "l'Europe, pour faire la paix", a-t-elle plaidé. "Si notre continent est aujourd'hui en paix, n'oublions pas que le terrorisme peut frapper n'importe lequel de nos pays, n'importe laquelle de nos villes, et n'importe lequel d'entre nous (...) Or, dans le texte de la constitution européenne, vous avez une chose qui me paraît fondamentale", a souligné le ministre, "c'est la clause de solidarité qui fait qu'en cas de menace ou d'attaque d'un des pays européens, tous les autres pays réagissent pour lui apporter leur aide aussi bien au niveau de la prévention qu'au niveau de la réaction".

Egalement en campagne pour le oui, le président de l'UMP Nicolas Sarkozy a estimé samedi que le fait que sa formation et le Parti socialiste défendent le oui à la constitution européenne devait constituer un argument rassurant pour les Français. "Qui en France fait campagne pour le non ? Le Pen. Ce n'est quand même pas à lui qu'on va confier l'avenir de la France", a-t-il ajouté avant de citer le PCF, "le dernier Parti communiste d'Europe qui a porté pendant une décennie la responsabilité du drame d'une Europe divisée". Pour Nicolas Sarkozy, "la France du non serait une France isolée".

Photo d'ouverture : Marie-George Buffet samedi sur TF1 - DR

le 19 mars 2005 à 21:57
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