Le FLNC-Union des Combattants rompt sa trêve

le 09 mars 2005 à 11h27 , mis à jour le 09 mars 2005 à 19h48

L'organisation clandestine corse a annoncé mercredi dans un communiqué qu'elle va reprendre "la lutte sur tous les terrains, sans exception". Elle revendique par ailleurs un attentat perpétré au début du mois contre une caserne.

Carte Corse © INTERNE

La trêve, en vigueur depuis novembre 2003, est terminée. C'est ce qu'a fait savoir mercredi le FLNC-Union des Combattants dans un communiqué authentifié parvenu à France 3 Ajaccio. "Entre l'arrogance d'un gouvernement autoritaire et la lâcheté d'une collectivité territoriale plus prompte à travers son exécutif à la totale collaboration, le moment est au renforcement de la lutte sur tous les terrains, sans exception", écrit le FLNC-UC, l'une des principales organisations clandestines en Corse. Le communiqué ajoute : "pour notre part, face à la répression, nous comptons occuper le nôtre avec détermination".

En arrière-toile, le procès Pieri

Cette rupture de la trêve, décrétée en novembre 2003 pour soutenir l'union politique des mouvements nationalistes, intervient à la veille de l'ouverture à Paris du procès pour des malversations financières présumées du dirigeant indépendantiste Charles Pieri, considéré par la police comme le vrai "chef" du FLNC-Union des combattants.

Dans le même communiqué le FLNC-UC a par ailleurs revendiqué un attentat à la roquette contre une caserne de gendarmerie mobile commis le 3 mars à Ajaccio. L’engin avait perforé vers 22h30 un mur des bureaux encore occupés à cette heure, sans faire de blessé. Déjà le 8 décembre, en revendiquant huit attentats, le FLNC-UC avait prévenu que sa "trêve" pourrait être ponctuée "d'actions quantifiées". "Nous avons décidé d'intervenir ponctuellement, à notre niveau, par le biais  d'actions quantifiées et mesurées", avait-il annoncé, laissant entendre  toutefois qu'il ne s'agissait pas d'une rupture de la trêve annoncée le 14  novembre 2003.

Série d'attentats la nuit dernière

Par ailleurs, trois attentats sans gravité ont visé dans la nuit de mercredi à jeudi des locaux techniques d'EDF et de la Direction départementale de l'équipement (DDE), ainsi que la gendarmerie de Corte. Ces actions n'ont pas été revendiquées. Une inscription "Miné FLNC", retrouvée sur les lieux de l'attentat contre EDF, est sans doute ancienne, a observé la préfecture de police.

le 09 mars 2005 à 11:27
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