Le non à 55%

le 25 mars 2005 à 12h25 , mis à jour le 25 mars 2005 à 15h26

Selon un sondage CSA pour Marianne, le non au traité constitutionnel européen continue à progresser. S'il est toujours majoritaire au sein des sympathisants de gauche, il gagne aussi du terrain chez les électeurs de l'UMP.

livre constitution ue

Le oui au référendum européen peine à mobiliser. Et si certains espéraient que le premier sondage donnant le non légèrement majoritaire constituerait un "électrochoc positif", nécessaire pour "réveiller" les partisans du oui, l'effet tarde à s'en manifester. C'est ce que montre une nouvelle enquête de CSA pour Marianne, réalisée le 23 mars. Les intentions de vote en faveur du non s'établiraient à 55%, contre 45% en faveur du oui, enregistrant une nouvelle forte progression. Le précédent sondage CSA pour Le Parisien, réalisé les 16 et 17 mars, donnait le non à 51% contre 49% au oui. Une enquête Ipsos pour le Figaro et Europe 1, réalisée les 18 et 19 mars, avait confirmé la tendance, avec le non à 52% et le oui à 48%.

Toujours selon le sondage CSA Marianne, 50% des personnes interrogées expriment leur intention de s'abstenir ou de voter blanc ou nul, contre 53% auparavant - ce qui tendrait à montrer que ceux qui ont décidé de voter entretemps ont plutôt opté pour le non. Interrogés sur le résultat qu'ils espèrent "au fond d'eux-mêmes", les sondés se prononcent à 37% pour une victoire du oui, 30% souhaitant la victoire du non et 33% affirmant que "cela n'a pas d'importance".

Le non devient majoritaire chez les Verts

Le non est toujours majoritaire chez les sympathisants de gauche : il progresse même de 1 point, à 58%. Chez les sympathisants du PS, le non l'emporte avec 54% des intentions de vote (-5). Le non devient également majoritaire chez les électeurs des Verts à 55% (+24). Par ailleurs, le non progresse davantage à droite qu'à gauche, gagnant 5 points à 41% des intentions de vote contre 59% pour le oui. C'est surtout chez les électeurs de l'UMP que le non gagne du terrain, progressant de 8 points à 39%, tandis qu'il recule chez ceux de l'UDF (27% contre 38%). Certains de ces pourcentages sont toutefois à considérer avec prudence compte tenu de la faiblesse de certains échantillons d'électeurs affichant une préférence partisane.

Interrogés sur les raisons de leur choix, les partisans du non placent en premier lieu l'opposition à l'entrée de la Turquie dans l'UE (31%), devant l'attente d'une réorientation des politiques européennes dans un sens plus social (29%). Viennent ensuite le souhait d'une renégociation du Traité européen (26%), la volonté d'exprimer son "ras-le-bol" (22%) et le mécontentement à l'égard du gouvernement Raffarin et de Jacques Chirac (20%). Les partisans du oui se disent très majoritairement "pour l'Europe" (46%) et pensent qu'il est important d'avoir une Constitution pour l'UE (33%). 26% jugent qu'il faut des règles avec les nouveaux pays entrants et 19% veulent empêcher que la France ait une influence plus faible en Europe.

le 25 mars 2005 à 12:25
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