Nouvelles menaces d'AZF ?

le 25 mars 2005 à 16h27 , mis à jour le 25 mars 2005 à 22h29

Un groupe portant le même nom que celui qui avait menacé de commettre des attentats contre le réseau ferré et d'empoisonner des produits de consommation de gros industriels, l'an dernier, a adressé, jeudi, deux courriers à la Présidence de la République et au ministère de l'Intérieur. Il s'agit de lettres de menaces pour le mois de mai "en vue d'une extorsion de fonds".

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Un mystérieux groupe AZF a adressé jeudi deux courriers à la Présidence de la République et au ministère de l'Intérieur faisant état de "menaces" pour le mois de mai "en vue d'une extorsion de fonds", a indiqué vendredi le parquet de Paris dans un communiqué. L'un des deux courriers contenait un détonateur, selon des sources proches du dossier. "Tous les indices disponibles sont analysés et rapprochés de ceux recueillis lors de l'affaire qui avait mobilisé les services d'enquête en 2004 et qui ont donné lieu à l'ouverture d'une information judiciaire" confiée au juge d'instruction antiterroriste Jean-Louis Bruguière, poursuit le communiqué du parquet de Paris.

L'enquête de flagrance a été confiée à la Direction nationale antiterroriste (DNAT), à l'Office central de répression du banditisme (OCRB) et à la Direction régionale de la police judiciaire de Versailles. L'enquête vise à déterminer si les auteurs de ces deux courriers ont un lien avec le mystérieux groupe AZF apparu en décembre 2003, quelques mois avant les élections régionales et qui menaçait de faire sauter des voies ferrées si on ne lui remettait pas quatre millions d'euros et un million de dollars.

Un logo différent

Les courriers adressés jeudi portent un logo différent de celui utilisé par le groupe AZF. Mais le ou les auteurs des deux derniers courriers s'en expliquent en rappelant que le logo utilisé dans les envois de fin 2003/début 2004 sont depuis parus dans la presse. Par ailleurs, il apparaît que les lettres ont été expédiées du département de Seine-et-Marne. Ce n'est pas la première fois que ce département apparaît dans ce dossier. Au moment des premières lettres, il était apparu qu'un coup de téléphone avait été donné du centre-ville de Meaux. En outre, deux tentatives avortées de remise de rançon s'étaient produites en mars, l'une sur l'aérodrome de Lognes, et l'autre à Montargis, dans le département limitrophe du Loiret.

Les deux courriers - deux tiers de page - font référence à la première vague de lettres et invitent les pouvoirs publics à être "réactifs" tout en ne précisant pas le montant de leurs revendications financières ni les éventuelles cibles de leurs représailles. A la SNCF, qui avait été directement visée par les précédentes lettres de menaces signées AZF, on se voulait serein vendredi soir. "Nous n'avons pas de réaction, a affirmé le président du groupe, Louis Gallois, sur LCI, d'autant plus qu'il semble que ce ne soit pas Réseau ferré (de France) qui soit menacé cette fois-ci. S'il apparaissait, a-t-il ajouté, qu'une menace crédible de ce groupe se déclarait, il faudrait que nous prenions des mesures, mais actuellement c'est absolument insaisissable."

Photo (archives) : la neuvième et dernière lettre envoyée par le groupe AZF, postée le 24 mars dans le 14e arrondissement de Paris.

le 25 mars 2005 à 16:27
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