Perpétuité requise contre Roux-Durraffourt

le 29 mars 2005 à 13h57 , mis à jour le 29 mars 2005 à 21h34

Le ministère public a réclamé une peine de sûreté de 22 ans contre l'auteur présumé du quadruple meurtre d'octobre 2001, aujourd'hui âgé de 47 ans.

tuerie Tours Jean-Pierre Roux-DurraffourtJean-Pierre Roux-Durraffourt, le responsable de la tuerie de Tours © DR

Dans son box, Jean-Pierre Roux-Durraffourt est resté imperturbable. La réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans, a pourtant été requise mardi aux assises d'Indre-et-Loire contre cet homme, accusé d'avoir tué quatre personnes et d'en avoir blessé sept autres en octobre 2001 à Tours.

"Nous avons en face de nous celui qui a distribué la mort comme dans un jeu de foire et qui n'a pas le courage de se regarder, de faire face à l'horreur de ses crimes", a asséné d'entrée l'avocat général, Jean-Michel Cailliau. "Les faits sont incontestables. Toutes les balles qui ont touché les victimes provenaient de l'arme de l'accusé", a souligné le magistrat avant d'insister sur le fait que "les experts ont été unanimes à relever l'état de dangerosité de l'accusé". "Roux-Durraffourt est un individu lâche, profondément menteur, manipulateur, affabulateur, cynique et égocentrique à toutes épreuves. Un ours social mais pas un malade. Je veux que le verdict apporte à l'accusé la preuve que personne n'est dupe de sa manoeuvre et lui donne le temps de méditer sur sa lâcheté et la monstruosité de ses actes ", a encore déclaré l'avocat général.

Terreur

Jean-Pierre Roux-Durraffourt, 47 ans, est jugé depuis le 16 mars pour assassinats, tentatives d'assassinats, tentatives de meurtres sur un militaire de la gendarmerie et sur un fonctionnaire de la police nationale. Le 29 octobre 2001 au matin, ce père de trois enfants, divorcé, cheminot et conducteur d'engins, avait pendant environ une heure semé la terreur à Tours. Armé d'une carabine 22 long rifle, portant une cagoule, il avait sillonné les rues, tuant quatre passants au hasard, en blessant sept autres, dont trois policiers et un gendarme. Il avait finalement été blessé au thorax par un policier puis interpellé et incarcéré à la maison d'arrêt de Tours.

Les plaidoiries de la défense sont attendues dans l'après-midi suivies du délibéré et du verdict dans la nuit.

Photo : Jean-Pierre Roux-Durraffourt, dans son box, à l'ouverture de son procès, le 16 mars 2005. 

le 29 mars 2005 à 13:57
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience