© INTERNEAprès les auditions, les perquisitions : l’enquête sur les transferts douteux de joueurs au PSG est entrée dans une nouvelle phase mercredi. Les enquêteurs de la Division nationale des investigations financières (DNIF), agissant sous la houlette des juges d'instruction en charge du dossier, Renaud van Ruymbecke et Françoise Desset, ont mené une série de perquisitions aux domiciles de plusieurs agents de joueurs à Paris, Marseille et Monaco notamment.
Pape Diouf perquisitionné
Parmi les personnes qui ont fait l'objet de perquisitions figure Pape Diouf, actuellement président du directoire de l'Olympique de Marseille. Diouf était agent de joueurs jusqu'en mai 2004, date à laquelle il a pris ses fonctions de manageur général du club marseillais. En tant qu'agent de joueurs, Pape Diouf s'est notamment occupé des intérêts des footballeurs Bernard Lama et Laurent Robert (Newcastle), qui ont porté les couleurs du Paris SG, et Modeste M'Bami, toujours sous contrat avec le club de la capitale. La perquisition visant Pape Diouf ne se serait pas limitée à son domicile marseillais puisque des témoins ont vu mercredi matin des policiers sortir du siège de l'OM à la Commanderie, à Marseille, avec des cartons contenant des documents.
Un agent écossais, William McKay, résident monégasque, fait aussi partie des personnes visées par ces perquisitions, tout comme les agents Richard Bettoni, Ranko Stojic et un ancien directeur administratif et financier du Paris-SG, Pierre Frelot, devenu agent de joueurs.
Plusieurs dizaines de transferts
Les juges van Ruymbeke et Desset enquêtent depuis le 3 janvier sur les malversations présumées à l'occasion de transferts de joueurs du Paris-SG. Cette enquête porte sur plusieurs dizaines de transferts pendant la période 1998-2003. L'enquête préliminaire de six mois qui a précédé l'ouverture de l'information judiciaire n'avait pas mis au jour de malversations, mais avait dévoilé des montages financiers complexes, accompagnés de commissions élevées, laissant supposer de possibles commissions occultes, les rétro-commissions.
Le groupe Canal+ (filiale de Vivendi Universal), qui détient la majorité du capital du Paris SG, et le club se sont constitués partie civile dans ce dossier. Ils ont déjà apporté leur concours aux juges en leur fournissant de nombreuses pièces, telles que des contrats d'agents de joueurs ou des documents comptables, évitant ainsi une perquisition au siège du club.
Avant de procéder aux perquisitions de mercredi, les juges avaient déjà entendu comme témoins assistés deux anciens présidents du club de la capitale (Laurent Perpère et Charles Biétry).
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