Raffarin demande à Julia de collaborer

le 02 mars 2005 à 15h45 , mis à jour le 02 mars 2005 à 22h28

Le Premier ministre a appelé mercredi le député UMP Didier Julia à collaborer avec les services de renseignements français pour obtenir la libération de Florence Aubenas. Il estime que la République doit agir sans "aucune diplomatie parallèle".

Julia assemblée

Face au défi lancé par les ravisseurs de Florence Aubenas à la France, le gouvernement estime désormais qu'il faut "tirer tous les fils nécessaires", selon les mots du ministre des Affaires étrangères Michel Barnier. Interrogé mercredi à l'Assemblée nationale, le Premier ministre a précisé la position des autorités françaises et leur stratégie. Coupant court à toute polémique, Jean-Pierre Raffarin a appelé le député UMP Didier Julia à collaborer avec les services de renseignements français pour obtenir la libération de la journaliste de Libé, tout en soulignant qu'il ne pouvait y avoir de "diplomatie parallèle".

"Insupportables" ou "inacceptables"

"Toute personne qui croirait détenir des informations sérieuses sur la situation de Florence Aubenas a le devoir de les porter immédiatement et sans condition à la connaissance des autorités", a pour suivi M. Raffarin lors des questions d'actualité. "C'est la sécurité de notre compatriote et de notre accompagnateur qui prime sur toute autre considération. Florence Aubenas a lancé un appel à un parlementaire français qui a déclaré connaître probablement les ravisseurs", a-t-il ajouté. A propos de la cassette diffusée mardi et montrant Florence Aubenas en vie mais très affaiblie, il a lancé : ou les images sont vraies et elles sont "insupportables" ou ces images sont fabriquées et elles sont inacceptables".

Le Premier ministre a par ailleurs confirmé qu' "aucune revendication n'a été formulée" et qu' "aucun dialogue avec des ravisseurs authentifiés" n'a été établi à propos de la journaliste du quotidien Libération, qui a disparu à Bagdad le 5 janvier avec son guide irakien Hussein Hanoun Al Saadi. "La situation" des deux otages "n'a rien de comparable à celle de Christian Chesnot et Georges Malbrunot", libérés le 21 décembre après quatre mois de captivité en Irak. Jean-Pierre Raffarin a également souligné que le gouvernement ne pouvait "pas encore déterminer les dates exactes des cassettes" montrant la journaliste et que l'expertise était en cours.

Répondant à la demande, notamment, du président de l'UDF François Bayrou et du numéro un du PS François Hollande, Jean-Pierre Raffarin a annoncé qu'il réunirait jeudi "les présidents de groupe et les dirigeants de parti pour leur exposer nos analyses, nos conclusions et leur faire part de toutes les informations dont dispose le gouvernement". Cette réunion aura lieu à 16h30 à Matignon.

le 02 mars 2005 à 15:45
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