
Un candidat UMP face à Chirac en 2007 possible
Nicolas Sarkozy a jugé concevable qu'il y ait un candidat UMP face à Jacques Chirac si ce dernier décidait de se représenter à l'élection présidentielle de 2007, jeudi soir sur France 2 à l'émission "Cent minutes pour convaincre". A la question "est-il concevable qu'en 2007 un candidat de l'UMP, c'est-à-dire du même parti que le Président actuel, se présente à la présidentielle face à ce président si celui-ci décidait de se représenter ?", le président de l'UMP a répondu: "Vous voulez une réponse franche ? Oui". Selon Nicolas Sarkozy Sarkozy, "depuis 1981 il y a toujours eu plusieurs candidats dans ma famille politique". "Il n'y a pas un candidat primus par rapport aux autres", a-t-il ajouté.
Réforme des institutions de la Vème République :
- "Deux mandats consécutifs, c'est, me semble-t-il, la règle démocratique intelligente et appropriée", a déclaré le présidentde l'UMP. "Le président de la République a beaucoup de pouvoirs. Exercer ce pouvoir pour deux quinquennats c'est correspondre au rythme d'une démocratie moderne", a-t-il dit tout en soulignant "la loi n'est jamais rétroactive" et ne pouvait donc concerner l'actuel chef de l'Etat, Jacques Chirac.
- Nicolas Sarkozy a estimé que le poste de Premier ministre devait être conservé en dépit de l'introduction du quinquennat car "un homme seul ne peut pas s'occuper de tout" et "qu'au milieu du quinquennat le président de la République peut avoir envie de donner un nouveau souffle en changeant de Premier ministre".
- Le président de l'UMP a enfin affirmé que la France devait cesser d'avoir des équipes ministérielles "pléthoriques" et que tout gouvernement ne devrait pas compter "plus de 20 ministres". "Si les partis politiques ne veulent pas comprendre, il faudra l'inscrire dans la loi constitutionnelle", a-t-il dit.l
- ll a également estimé que le président devait fournir régulièrement un bulletin de santé. "Il est normal que les Français soient informés sur celui pour qui ils votent, son programme, sa situation patrimoniale, sa santé. La démocratie, c'est la transparence".
- Assouplir le droit du travail
Nicolas Sarkozy a proposé jeudi sur France 2 qu'on supprime "quasiment toutes les charges sur les heures supplémentaires" et que la participation versée aux salariés ne soit pas imposable, "afin d'augmenter" leur pouvoir d'achat. Actuellement, "tout est fait pour un système perdant-perdant. Jamais le droit du travail n'a été aussi protecteur, jamais on a vu une telle précarité", a affirmé M. Sarkozy. "Tout doit être fait pour aider les gens à retrouver un emploi", a-t-il ajouté. Dans cette perspective, il a suggéré, outre les mesures sur les heures supplémentaires, qu'"on fusionne l'ASSEDIC avec l'ANPE dans un service unique, afin que celui qui paye les allocations vérifie que l'on cherche bien du travail".
- Pas forcément "besoin d'une grande réforme législative" pour l'école
Le président de l'UMP a estimé que l'Education nationale n'avait pas forcément "besoin d'une grande réforme législative" qui conduisait toujours à un face à face entre le ministre concerné et "les tenants de l'immobilisme". "Je crois que l'Education nationale a moins besoin d'une grande réforme législative. Qu'on laisse du temps à un ministre pour faire des réformes réglementaires tous les jours". "A chaque fois qu'un ministre annonce une grande réforme, il mobilise face à lui tous les tenants de l'immobilisme", a déclaré M. Sarkozy. "Je pense qu'un ministre de l'Education nationale, et on en a un excellent avec François Fillon, a besoin surtout de temps et qu'on le laisse mettre en oeuvre des réformes qui, pour ne pas être législatives, sont pourtant importantes", a-t-il martelé.
- Sarkozy "réservé" sur la baisse du chômage
Nicolas Sarkozy s'est dit "réservé" jeudi sur France 2 sur les chances de voir le chômage reculer en France en 2005, tout en disant "respecter l'objectif du Premier ministre" d'une baisse sous la barre des 10%. Interrogé sur son pronostic concernant l'évolution du marché de l'emploi, M. Sarkozy a répondu : "réservé". Questionné également sur l'objectif du gouvernement Raffarin de faire repasser le chômage sous la barre des 10% en 2005, il a noté : "le Premier ministre s'est fixé un objectif, je respecte l'objectif du Premier ministre".
- La "nouvelle constitution européenne" contre la "vieille Europe"
Nicolas Sarkozy a opposé "la nouvelle constitution européenne" qu'il défend, à la "vieille Europe" d'Henri Emmanuelli, député PS et partisan du non au référendum. "Moi, je voterai oui parce que je veux que les choses changent en Europe", a a lancé M. Sarkozy à M. Emmanuelli, tandis que "vous, en votant non, vous garderez l'Europe dont vous avez décrit tous les dommages". "Avec la constitution européenne, on va pouvoir apporter une réponse à tout ce que dit M. Emmanuelli", a assuré M. Sarkozy. "La nouvelle constitution va doter l'Europe de nouvelles règles de foncitionnement" qui vont permettre "de construire une nouvelle Europe", a-t-il poursuivi. "Si vous votez non, vous gardez les vieilles règles de fonctionnement, vous gardez la vieille Europe et vous n'apportez aucune solution", a-t-il dit.
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