Nicolas Sarkozy : "un oui franc, sans réserve, enthousiaste" (LCI) © LCINicolas Sarkozy est sans cesse en campagne. En campagne pour recruter des adhérents comme le rappelait dimanche son pupitre barré du numéro de téléphone pour les adhésions à sa formation. Mais, ce dimanche précisément, le président de l'UMP se lançait dans une autre campagne, celle pour le "oui" à la nouvelle Constitution européenne. Un "oui franc, sans réserve, enthousiaste", a clamé le patron de l'UMP devant le Conseil national de son parti à Paris, qui quelques instants plus tard allait adopter la motion en ce sens à 90,8%, contre 6,5% de "non".
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| Dimanche, le 0825 867 867 était un peu saturé : victime de son succès ? (LCI) |
"Ce qui est en cause avec le référendum du 29 mai, ce n'est pas le président de la République, ce n'est pas le gouvernement, ce n'est pas l'UMP. Il ne s'agit pas de la politique, la petite ou la grande. Il s'agit de la France", a-t-il martelé devant plus de 2000 participants, parmi lesquels le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et une douzaine de ministres. Dire non serait "se condamner à l'immobilisme, refuser d'avancer sur la route du changement".
Une voix singulière
Jean-Pierre Raffarin a répété quant à lui que "le référendum ne pose pas la question de la Turquie". "Dans l'hypothèse où les Turcs apporteraient les preuves concrètes de leur volonté et de leur capacité à vivre à l'européenne, c'est-à-dire de vivre nos valeurs, d'appliquer les critères de Copenhague (...) dans toute circonstance, ce sont les Françaises et les Français qui auront le dernier mot", a assuré le Premier ministre, interrompu à plusieurs reprises par des "non" lancés par la salle.
Nicolas Sarkozy avait été plus clair : pas d'adhésion mais un "partenariat privilégié". Voilà au moins un point partagé avec Nicolas Dupont-Aignan, opposé lui aussi à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Car, pour le reste, le député UMP de l'Essonne et président du club Debout la République s'est fait l'avocat du "non" au traité constitutionnel, estimant que ce dernier "conduit tout droit à l'abandon progressif de la voix singulière de la France dans le monde dont on a récemment constaté la vitalité dans le cadre de la crise irakienne".
(Image LCI : Nicolas Sarkozy, dimanche)
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