
Michel Barnier a présidé samedi à Paris une réunion d'information et de dialogue avec les familles des victimes françaises du tsunami. Une rencontre qui visait notamment à "écouter" et à "partager la douleur immense de ces familles et nous la partageons depuis le premier jour", a souligné le ministre. La catastrophe qui a ravagé le sud-est de l'Asie le 26 décembre 2004, et dont le nombre total de victimes est estimé aujourd'hui à 273.435 morts ou disparus, a tué au moins 95 ressortissants français. Beaucoup de proches s'interrogent sur la longueur des procédures et sur les modalités du retour des corps.
"Aujourd'hui, nous avons réuni ces familles, comme elles le souhaitaient, pour répondre à des questions difficiles et graves", a déclaré Michel Barnier à l'issue de la rencontre. "Nous voulons aller jusqu'au bout pour participer" au travail d'identification et "nous prendrons des initiatives pour accélérer (ce processus) aux côtés des autorités locales", a-t-il dit, alors que 55 des 95 victimes françaises n'ont toujours pas été formellement identifiées près de trois mois après la catastrophe.
Nouvelles promesses d'aide aux pays touchés
L'Association des victimes et rescapés du tsunami 2004 (AVTR) organisera le dimanche 26 juin à Paris une "cérémonie d'hommage national et solennel à ces Français oubliés". L'association souhaite que le président de la République, le Premier ministre et les membres du gouvernement y participent. De son côté, afin d'accélérer le travail d'identification, le gouvernement français compte acquérir un logiciel spécifique capable d'analyser des codes ADN. La réunion de samedi a abordé également la question du rapatriement des dépouilles et de nombreux "problèmes juridiques".
Michel Barnier a "aussi voulu dire qu'au delà des victimes françaises, nous pensons à toutes les autres victimes et à ces pays qui ont été détruits". Il a promis que la France, par son travail de coopération, par celui des associations, des organisations non gouvernementales, des entreprises et des collectivités locales, "restera elle-même jusqu'au bout pour participer à la reconstruction". Nicole Guedj, secrétaire d'Etat aux Droits des victimes, a également participé à cette réunion.
Photo d'ouverture : corps de victimes du tsunami, quelques heures après la catastrophe - DR
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