
Ce jour était crucial pour la candidature parisienne. Les délégués du Comité international olympique (CIO) ont visité jeudi le Stade de France de Saint-Denis et les sites sportifs de l'ouest de la ville (Parc des Princes, Rolland-Garros...), pour évaluer les atouts du dossier français face à Madrid, Londres, Moscou et New York. Ils ont été accueillis à Saint-Denis, dans l'enceinte du tout nouvellement rebaptisé "Stade de France-Paris 2012" par quelques-unes des figures du sport français, comme Christine Arron, Muriel Hurtis, Marie-José Pérec ou l'ancien capitaine du XV de France Abdelatif Benazzi ; une douzaine de ces ambassadeurs du sport français ont ainsi partagé le déjeuner de la Commission d'évaluation du Comité.
Tout sourire au sortir du repas, ces Bleus venus de divers horizons sportifs ont unanimement trouvé les membres de la Commission "à l'aise et détendus", selon le mot de la sprinteuse Christine Arron. Plutôt que le lobbying acharné ou l'excès de politesse, les sportifs tricolores disent avoir joué la carte de la convivialité et de la simplicité avec leurs invités.
"Un télescopage parfaitement accidentel"
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| Les lieux visités par le CIO (en rouge) et le parcours de la manifestation (en bleu) |
L'ex-secrétaire général de Force ouvrière, Marc Blondel, a tenu à dissiper toute ambiguïté dans une lettre ouverte aux membres du CIO: "Il est évident que ce télescopage est parfaitement accidentel, les organisations syndicales, leurs adhérents et sympathisants soutenant, publiquement et de fait, l'organisation des jeux Olympiques 2012 à Paris". "Une grande majorité des Français soutient la candidature de Paris 2012 et une grande majorité aussi soutient la journée du 10 mars", a estimé de son côté le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault - pin's des JO au revers du veston. En tête de manifestation parisienne, le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a également souligné que les Jeux Olympiques à Paris "seraient demain des créations d'emplois". A ses côtés, des militants CFDT arboraient même casquettes et tee-shirts en faveur de "Paris 2012". Même si une pancarte de FO tempérait : "Les JO c'est dans sept ans, les salaires c'est pour maintenant !"
Craignant malgré tout les conséquences négatives du climat social sur la candidature parisienne, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale Bernard Accoyer a souhaité jeudi "obtenir un accord entre les syndicats et les pouvoirs publics" garantissant une trêve sociale pendant les Jeux olympiques de 2012 si la candidature de Paris était retenue.
Photo d'ouverture : drapeau en faveur de la candidature de Paris - DR
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