"L'union sacrée" autour de Paris-2012

le 10 mars 2005 à 19h36 , mis à jour le 10 mars 2005 à 20h03

Pendant que des figures du sport français accueillaient ce jeudi la délégation du CIO sur les sites prévus pour accueillir les Jeux Olympiques, les syndicats, tout en manifestant, ont fait part de leur soutien à la candidature parisienne. Certains n'hésitaient pas à arborer des T-shirts en ce sens en plein cortège.

drapeau_paris2012

Ce jour était crucial pour la candidature parisienne. Les délégués du Comité international olympique (CIO) ont visité jeudi le Stade de France de Saint-Denis et les sites sportifs de l'ouest de la ville (Parc des Princes, Rolland-Garros...), pour évaluer les atouts du dossier français face à Madrid, Londres, Moscou et New York. Ils ont été accueillis à Saint-Denis, dans l'enceinte du tout nouvellement rebaptisé "Stade de France-Paris 2012" par quelques-unes des figures du sport français, comme Christine Arron, Muriel Hurtis, Marie-José Pérec ou l'ancien capitaine du XV de France Abdelatif Benazzi ; une douzaine de ces ambassadeurs du sport français ont ainsi partagé le déjeuner de la Commission d'évaluation du Comité.

Tout sourire au sortir du repas, ces Bleus venus de divers horizons sportifs ont unanimement trouvé les membres de la Commission "à l'aise et détendus", selon le mot de la sprinteuse Christine Arron. Plutôt que le lobbying acharné ou l'excès de politesse, les sportifs tricolores disent avoir joué la carte de la convivialité et de la simplicité avec leurs invités.

"Un télescopage parfaitement accidentel"

Les lieux visités par le CIO (en rouge) et
le parcours de la manifestation (en bleu)
Ni les uns ni les autres ne pouvaient pourtant ignorer les cortèges de manifestants qui s'apprêtaient à traverser, non loin de là, une autre partie de la capitale. Une source d'embarras pour les syndicats, qui ont tenu à désamorcer la polémique née de la coïncidence de date entre leur manifestation et la visite du Comité, en soutenant la candidature de la capitale aux JO-2012, au nom de l'emploi notamment. Le parcours de la manifestation, dans l'est de la capitale entre les places d'Italie et de la Nation, avait précisément été choisi pour éviter d'entraver les déplacements de la commission d'évaluation du CIO.

L'ex-secrétaire général de Force ouvrière, Marc Blondel, a tenu à dissiper toute ambiguïté dans une lettre ouverte aux membres du CIO: "Il est évident que ce télescopage est parfaitement accidentel, les organisations syndicales, leurs adhérents et sympathisants soutenant, publiquement et de fait, l'organisation des jeux Olympiques 2012 à Paris". "Une grande majorité des Français soutient la candidature de Paris 2012 et une grande majorité aussi soutient la journée du 10 mars", a estimé de son côté le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault - pin's des JO au revers du veston. En tête de manifestation parisienne, le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a également souligné que les Jeux Olympiques à Paris "seraient demain des créations d'emplois". A ses côtés, des militants CFDT arboraient même casquettes et tee-shirts en faveur de "Paris 2012". Même si une pancarte de FO tempérait : "Les JO c'est dans sept ans, les salaires c'est pour maintenant !"

Craignant malgré tout les conséquences négatives du climat social sur la candidature parisienne, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale Bernard Accoyer a souhaité jeudi "obtenir un accord entre les syndicats et les pouvoirs publics" garantissant une trêve sociale pendant les Jeux olympiques de 2012 si la candidature de Paris était retenue.

Photo d'ouverture : drapeau en faveur de la candidature de Paris - DR

le 10 mars 2005 à 19:36
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