© INTERNE"Irrecevables". Les recours de quelques 300 épargnants de La Poste ne seront pas examinés par la justice. Ainsi en a décidé mardi la 31e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour qui les faits reprochés à La Poste sont aujourd'hui prescripts.
Les plaignants avaient poursuivis La Poste pour une publicité mensongère sur un de ses produits financiers, le placement Bénéfic. Ils estimaient avoir été trompés par le prospectus de publicité du placement qui leur promettait de rester "gagnants même si le CAC baisse" et que cet investissement leur assurerait un taux de rendement de "+23% à trois ans que le CAC fasse 0% ou plus". Las. En quelques mois, le placement avait chuté de façon vertigineuse.
"Ce n'est qu'un épisode..."
"Ce n'est pas une décision très courageuse. Sans se prononcer sur le fond, le tribunal met en avant un moyen de droit certes fondé mais qui va à contre-courant de la jurisprudence sur cette matière", a commenté l'une des avocates des plaignants, Maître Yaël Scemama. "C'est une décision qui botte en touche mais qui ne répond pas au problème, nous allons faire appel et poursuivre notre campagne de contestation auprès des pouvoirs publics", a de son côté affirmé Serge Maître, porte-parole de l'Association française des usagers des banques (AFUB) qui avait regroupé les plaintes des parties civiles. "Ce n'est qu'un épisode dans une bataille qui va encore durer longtemps", a-t-il ajouté.
Pour l'avocat de La Poste, Maître Hervé Lehman, ce jugement a donné raison à l'entreprise publique car, même si la prescription est constatée, le tribunal a souligné que le prospectus précisait bien que le capital des épargnants n'était "pas garanti", contrairement à ce que ces derniers affirmaient.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




