© TF1Les services de sécurité espagnols sont en contact avec les services antiterroristes français pour déterminer si les quatre tonnes de chlorate de sodium dérobées vendredi en France peuvent avoir été volées par l'organisation séparatiste armée basque ETA. Les terroristes d'ETA utilisent fréquemment cette substance pour commettre des attentats. Le parquet de Paris, dont la section antiterroriste a été saisie, a ouvert une enquête confiée aux policiers de la Division nationale antiterroriste et à la police judiciaire d'Orléans.
Méthode identique
Le chlorate de sodium, qui peut servir à la fabrication d'explosifs, a été dérobé à l'usine Quadripack de Saint-Benoît, propriété de l'entreprise Quadrimex, une usine de conditionnement de fertilisants par six hommes cagoulés et armés. Les assaillants, qui parlaient français avec un accent espagnol, ont simplement ligoté le gardien, seul dans l'établissement au moment des faits, et n'ont tiré aucun coup de feu, a dit une source proche du dossier.
Une méthode identique avait été utilisée par l'ETA, en Bretagne, en 1999, et près de Grenoble, en mars 2001, pour d'importants vols d'explosifs. Le dernier attentat commis avec ce produit, en Espagne, a eu lieu le 27 février dernier, a Villajoyosa, près d'Alicante (sud), lorsque l'ETA a posé un engin explosif de sept kilos. Un mois plus tard, le 29 mars, la police espagnole a découvert près de Burgos (nord) une cache de l'ETA dans laquelle se trouvaient huit kilos de chlorate. Depuis la capture de la direction de l'ETA en France, le 3 octobre dernier, la police française a saisi cinq tonnes d'explosifs ou de matériel de l'organisation basque pour fabriquer des bombes. En 35 ans, les attentats de l'ETA ont provoqué la mort de 800 personnes en Espagne.
(Photo : l'usine Quadripack de Saint-Benoît où a été dérobé le chlorate de sodium/TF1)
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