© INTERNEC'est une étude qui n'aurait peut-être pas existé si, au cours des mois qui viennent de s'écouler, la polémique grandissante au sujet des régulateurs de vitesse présentés comme défectueux n'avait pas reçu autant d'échos dans l'opinion publique et le paysage médiatique.
D'après une étude publiée jeudi dans L'Argus de l'automobile (1), les Français apparaissent partagés. Alors que 52 % se disent inquiets contre 47 % ne l'étant "pas particulièrement", 51 % des automobilistes interrogés refuseraient de recourir au régulateur si leur voiture en était dotée, 39 % ne l'utiliseraient "certainement pas", 12 % "probablement pas". A l'inverse, 42 % des personnes interrogées sont disposées à s'en servir, dont 24 % "certainement" (y compris 5 % d'automobilistes qui en usent déjà) et 18 % "probablement", indique le sondage. Deux pour cent ne se prononcent pas.
La France leader en Europe
Pour autant, les Français semblent convaincus de l'amélioration de la qualité des voitures récentes par rapport à celles produites il y a 10 ans. A 84 %, ils les trouvent "plus sûres" (13 % "moins sûres", 3 % ne se prononcent pas), et à 69 % "plus fiables" (26 % "moins fiables", 5 % ne se prononcent pas). Ils sont moins nombreux mais toujours majoritaires à voir d'un bon œil la présence croissante de l'électronique dans la gestion et le contrôle d'une voiture : 53 % des automobilistes la considèrent comme "une bonne chose", 43 % comme une "mauvaise chose" et 4 % ne se prononcent pas.
A noter que la France est le pays d'Europe où le taux d'équipement en série des voitures neuves en régulateurs de vitesse a le plus progressé ces cinq dernières années, passant de 5 à 33 %. Ainsi 253.000 des 550.000 Renault immatriculées en 2004 en France étaient équipées.
(1) Sondage effectué les 1er et 2 avril auprès de 798 automobilistes issus d'un échantillon national représentatif de 1.002 personnes de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.
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