© LCIUn septuagénaire qui souffrait "de troubles du comportement" a été mis en examen pour détérioration d'un bien d'autrui par voie incendiaire, ayant entraîné la mort. L'incendie s'était déclaré mardi vers 18h50 dans sa chambre, au premier étage de l'hôpital Layné de Mont-de-Marsan au service neurologie, où était hospitalisée une trentaine de patients. Deux hommes, âgés de 75 et 84 ans, sont morts intoxiqués par les fumées, tandis qu'un autre patient a été légèrement intoxiqué. Les autres personnes hospitalisées au premier étage avaient dû être évacuées par les pompiers qui avaient réussi à circonscrire le feu avant qu'il ne se propage aux trois autres étages de l'hôpital.
Le patient mis en examen avait présenté quelques jours avant l'incendie "une aggravation de son état confusionnel", avait indiqué le lendemain de l'incendie, Martine Guillem, psychiatre au service neurologie de l'hôpital. Son transfert à l'hôpital psychiatrique de Mont-de-Marsan était planifié pour le jour de l'incendie, dans l'après-midi, mais une urgence psychiatrique grave avait nécessité d'utiliser le lit qui était prévu pour lui et son hospitalisation avait été différée à mercredi matin, avait indiqué la psychiatre. "Il n'avait aucune maladie psychiatrique constituée" mais "souffrait de troubles du comportement", avait-elle ajouté. "Si son état avait été jugé aigu et grave, il aurait été tout de suite hospitalisé à l'hôpital psychiatrique Saint-Anne" de Mont-de-Marsan, a pour sa part souligné Gilles Chauvin, président de la commission médicale de l'hôpital Layné.
Selon le syndicat Sud-santé, ce patient, hospitalisé depuis un mois et demi, s'était montré violent à plusieurs reprises avec les aide-soignants. Après l'incendie, il avait été mis en isolement à l'hôpital psychiatrique de Saint-Anne car "il était très agité et confus" et "n'avait aucune conscience de ce qui s'était passé", avait expliqué Gilles Chauvin. Le drame avait provoqué une très vive émotion à Mont-de-Marsan, tout particulièrement au sein du personnel médical, très choqué. Le ministre de la santé Philippe Douste-Blazy s'était rendu sur place mercredi et avait annoncé l'ouverture d'une enquête administrative, confiée à l'Agence régionale d'hospitalisation (ARH), parallèlement à l'enquête judiciaire.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




