© INTERNELes proches des 39 victimes de l'incendie du tunnel du Mont-Blanc devront attendre le 27 juillet, date du délibéré, pour connaître le jugement du tribunal correctionnel de Bonneville. Le procureur de la République a requis, à l'encontre des seize prévenus, personnes physiques ou morales, des peines de six mois à trois ans de prison avec sursis et des amendes de 7.000 à 70.000 euros. De leur côté, les avocats des prévenus ont plaidé la relaxe, s'employant à dégager la responsabilité de leurs clients ou à minorer leur rôle.
La dernière journée du procès a été consacrée à la défense des trois personnes morales poursuivies, les sociétés gérantes du tunnel, deux françaises, la Société de gestion du tunnel du Mont-Blanc (SGTMB) et la société Autoroute et tunnel du Mont-Blanc (ATMB), et une italienne, la Société italienne d'exploitation du tunnel du Mont-Blanc (SITMB). Le procureur a réclamé 70.000 euros d'amende contre l'ATMB et la SITMB, et 30.000 euros contre la SGTMB.
L'avocat de l'ATMB n'a pas plaidé la relaxe, admettant que la société ait eu "des défaillances" en matière de sécurité. Mais il a reporté une partie de la faute sur la société italienne, citant le matériel en panne et l'air insufflé dans le tunnel, qui a attisé le feu.
Un des défenseurs de la société italienne a au contraire estimé que le régulateur français avait été la cause première du drame, en ne donnant pas l'alarme assez rapidement et en ne fermant pas immédiatement le tunnel. Il a plaidé la relaxe de la SITMB, "société qui a tout de suite décidé de financer un fonds de solidarité" pour les victimes.
Le 24 mars 1999, un camion semi-remorque avait pris feu dans le tunnel et l'incendie s'était propagé à trente-cinq autres véhicules, prenant des proportions telles qu'il fallut trois jours aux pompiers pour l'éteindre. Trente-neuf personnes ont péri dans l'incendie. Le tribunal correctionnel de Bonneville rendra son jugement le mercredi 27 juillet à 14H00.
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