© TF1Ils n'ont toujours pas raccroché. Manifestation, rassemblements, blocage de bahuts…. Des lycéens, certes moins nombreux, ont continué jeudi à manifester leur mécontentement contre la politique éducative du gouvernement. A Toulouse et dans sa banlieue, neuf lycées ont été bloqués par des élèves et 2 à 3.000 lycéens, étudiants et enseignants ont manifesté. Plus de 3.000 lycéens de Paris et de région parisienne ont défilé l'après-midi de la place de la République vers la Nation à l'appel du Snes-FSU, principal syndicat d'enseignants du secondaire.
"L'intelligence vaincra la violence"
Dans le cortège les mêmes slogans rabâchés ces dernières semaines : "Tous ensemble, tous ensemble, grève", "A ceux qui veulent fliquer l'éducation, l'éducation répond résistance, résistance", "Fillon Démission". Pour les scander, des lycéens d'établissement parisiens ou banlieusards : les lycées Hector-Berlioz de Vincennes, Picasso de Fontenay-sous-Bois, dans le Val-de-Marne, Jean-Renoir de Bondy, en Seine-Saint-Denis, et des villes d'Ermont, Franconville, Taverny, Enghien, dans le Val d'Oise. Le lycée parisien Paul-Valéry a défilé derrière une banderole indiquant "Au pays de Molière et de Victor-Hugo, l'intelligence vaincra la violence", alors que les lycéens de Racine criaient "Nos diplômes nationaux, on s'est battu pour les gagner, on se bat pour les garder".
Au moment de la dispersion de la manifestation, quelques dizaines de manifestants se sont opposés aux CRS en leur jetant des projectiles. Au moins un jeune a été interpellé par les forces de l'ordre tandis que d'autres envoyaient des cailloux, canettes, poubelles, chaussures en direction des CRS et gendarmes - environ 150 - et que la plupart des lycéens et professeurs présents dans le cortège regardaient les événements.
Une dizaine de lycées parisiens étaient également fermés, bloqués ou perturbés à Paris et en région parisienne. Les lycées Sophie Germain, Victor Hugo et Charlemagne ont été fermés sur décision de leurs proviseurs. Des barrages "plus ou moins filtrants" ont par ailleurs été installé devant certains lycéens tel Claude Bernard, dans le 16e arrondissement. Enfin, une centaine de lycéens ont campé une nouvelle fois dans les étages du lycées Rodin (XIIIe) toute la nuit de mercredi à jeudi, ont assuré les lycéens. Son fonctionnement était toujours "perturbé" jeudi, a ajouté le rectorat.
"Oraison funèbre"
Par ailleurs, à l'appel de la Fidl, des rassemblements symboliques d'"enterrement de l'Education nationale" ont été organisés dans la matinée devant cinq à six lycées parisiens, notamment Colbert (Xe). Les lycéens, vêtus de noir, ont prononcé l'"oraison funèbre" de leur éducation, "morte après les coups portés par le projet Fillon" mais qui "renaîtra de ses cendres, c'est sûr", avant d'observer une minute de silence.
Trois jeunes, dont l'un muni d'une bouteille remplie d'un "mélange incendiaire", ont été interpellés jeudi après-midi à Taverny, dans le Val-d'Oise, en marge d'une manifestation lycéenne, et placés en garde à vue. Ils ont été mis en examen pour "dégradation de biens publics en réunion". Une deuxième réunion au ministère de l'Education nationale entre le directeur des affaires scolaires et les deux syndicats lycéens UNL et Fidl se tiendra vendredi après-midi.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




