
Pour eux, pas question d'abandonner. Trois mobilisations différentes devraient se tenir jeudi en région parisienne et à Toulouse à l'appel de syndicats de lycéens, étudiants et enseignants, pour protester contre la politique éducative du gouvernement. La fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl) avait lancé la semaine dernière l'idée d'une journée d'"enterrement de l'Education nationale". Celle-ci doit se traduire par des rassemblements devant les hôtels de ville de Créteil et Bobigny. Mais également devant les lycées parisiens pendant l'heure du déjeuner, sans blocage. "Les lycéens seront habillés en noir, il y a aura un cercueil en carton et les lycéens déposeront des fleurs après lecture d'un éloge mortuaire", a expliqué la Fidl à l'AFP.
A 14H30, le Snes-FSU a appelé ses troupes franciliennes et de Toulouse à des manifestations: place de la République à Paris et place du Capitole à Toulouse. La section académique du Snes-Créteil a appelé à la grève, tandis qu'à Paris, Versailles et Toulouse le Snes a préconisé de la faire voter établissement par établissement. Les lycéens de la coordination nationale, constituée il y a deux mois en dehors des syndicats lycéens et qui mène l'essentiel de la lutte depuis trois semaines, devraient participer à la manifestation parisienne.
"Un contre-débat"
Enfin, à 19H30, sur le parvis des libertés et des droits de l'homme, l'Union nationale lycéenne (UNL) et l'Unef, principal syndicat étudiant, ont prévu d'organiser un "contre-débat" réunissant 80 jeunes pour discuter du projet de constitution européenne, à l'image du panel sélectionné par le Sofres pour interroger le chef de l'Etat sur le même thème et à la même heure sur TF1. Dénonçant "une parodie de démocratie", l'UNL et l'Unef ont rappelé que "des dizaines de milliers de jeunes se mobilisent depuis des semaines et on leur fait comprendre qu'ils ne sont pas représentatifs".
Par ailleurs, quelques lycéens ont continué mercredi ça et là à manifester leur mécontentement contre la loi Fillon. Plus de 200 jeunes se sont ainsi rassemblés dans le calme devant l'entrée du lycée Adolphe-Chérioux à Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne. D'autres ont occupé l'inspection académique de l'Orne à Alençon. A Paris, le fonctionnement de quatre lycées a été perturbé.
(Image d'archives/TF1)
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