Mont-Blanc : pas de prison ferme requise

le 22 avril 2005 à 12h09 , mis à jour le 22 avril 2005 à 15h46

Le procureur de la République a requis des peines de prison avec sursis et des amendes pour les principales personnes poursuivies dans le cadre du procès du tunnel du Mont-Blanc. Pour Volvo, le constructeur du camion à l'origine de l'incendie, la relaxe a été demandée.

mont-blanc entrée tunnel

Trois ans de prison avec sursis et 12.000 euros d'amende. C’est la peine la plus lourde requise vendredi par le procureur de la République Vincent Le Pannerer dans le cadre du procès du tunnel du Mont-Blanc, qui se tient devant le tribunal correctionnel de Bonneville. Elle concerne Gérard Roncoli, responsable de la sécurité du côté français du tunnel au moment de la catastrophe. Pour son homologue italien, Claudio Lyveroulaz, le procureur a demandé 18 mois de prison avec sursis et 7.000 euros d'amende.

Au total, seize personnes physiques et morales étaient poursuivies pour homicides involontaires. A l'encontre de Rémy Chardon, qui présidait la société concessionnaire française du tunnel du Mont-Blanc, à l'époque de l'incendie, Vincent Le Pannerer, a demandé deux ans de prison avec sursis et 30.000 euros d'amende. Une peine d'un an de prison avec sursis a été demandée contre Daniel Claret-Tournier et Marcello Meyseiller, les régulateurs français et italien du tunnel, tandis que pour Gilbert Degrave, le chauffeur belge du camion qui a pris feu dans le tunnel et déclenché l'incendie, six mois d'emprisonnement avec sursis ont été requis. A l’encontre du maire DVD de Chamonix, Michel Charlet, ce sont huit mois de prison avec sursis et 15.000 euros qui ont été demandés.

Jugement pour fin juillet

Le procureur de la République a en revanche demandé la relaxe de Volvo, le constructeur suédois dudit camion. Vincent Le Pannerer a estimé qu'il n'y avait pas de "certitude" sur la responsabilité de Volvo, poursuivi pour "homicides involontaires". "Pour savoir si Volvo est responsable de cet incendie, encore faut-il savoir sur quel organe précis la fuite d'huile s'est produite et pour quelle raison. Dès lors qu'il n'y a pas de réponse à ces deux fautes, la recherche en responsabilité s'arrête là", a-t-il dit.

Le 24 mars 1999, un camion frigorifique transportant de la margarine s'est enflammé au milieu du tunnel routier. L'incendie s'est propagé à trente-cinq autres véhicules, formant un brasier qui n'a été éteint que deux jours plus tard. Le procès, qui aura duré trois mois, s'achèvera fin avril, avec une semaine d'audience consacrée aux plaidoiries de la défense. Le jugement sera mis en délibéré et devrait être rendu fin juillet.

le 22 avril 2005 à 12:09
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