© INTERNEDepuis la mi-mars, tous les sondages sur le référendum du 29 mai donnent le non gagnant, dans une fourchette allant de 51 à 55%. La dernière enquête TNS Sofres-Unilog pour le Monde-RTL-LCI confirme cet ancrage puisque 53% des personnes interrogées rejetteraient le traité constitutionnel contre 47% qui l'approuveraient si le vote avait lieu aujourd'hui. Le non enregistre donc une forte hausse de neuf points par rapport au dernier baromètre réalisé à la mi-mars. Cette poussée se retrouve très largement chez les 35-64 ans alors que les jeunes et les retraités penchent encore majoritairement pour le oui. Chez les ouvriers et les employés, le rejet du projet est également massif (67% et 59%). Seuls les commerçants et les chefs d'entreprise manifestent encore le souhait de voter oui au référendum.
Si l'on observe les préférences partisanes, le oui est largement majoritaire à l'UMP ou à l'UDF. En revanche, l'entrée en campagne de François Hollande la semaine dernière ne lui a pas permis d'inverser la tendance au PS et de stopper la dynamique du non. En effet, le non resterait en tête (51%), selon le baromètre TNS Sofres-Unilog, tout comme chez les sympathisants Verts (69%).
Les Français s'intéressent à la campagne
A deux mois du référendum, l'incertitude sur le vote diminue chez les personnes interrogées. En effet, seules 17% indiquent qu'elles pourraient changer d'avis d'ici au scrutin contre 34% à la mi-mars. La succession de sondages donnant le non victorieux a donc enflammé la campagne et cristallisé progressivement l'opinion. Autre enseignement intéressant de cette enquête TNS Sofres-Unilog, les Français sont en train de s'approprier le débat sur la Constitution européenne. En effet, il y a trois semaines, 53% affirmaient ne pas s'intéresser à la consultation du 29 mai, dont 21% "pas du tout". Aujourd'hui, ils sont 64% à s'y intéresser dont 30% "beaucoup".
Concernant enfin le pronostic sur le résultat le 29 mai prochain, le baromètre Sofres-Unilog peut créer quelques inquiétudes dans le camp du oui. Ainsi, si 58% des personnes interrogées estiment que le oui finira par l'emporter, ils étaient 68% à la mi-mars, soit une baisse de 10 points. Sondage après sondage, le non semble s'installer durablement dans l'opinion.
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