© TF1A deux mois du bac, François Fillon s'inquiète du désordre dans certains lycées. Le ministre de l'Education nationale a affirmé mercredi à l'Assemblée nationale qu'il ne laisserait pas une "infime minorité" de lycéens bloquer le fonctionnement du système éducatif et qu'il avait donné des instructions pour l'empêcher. "Je remercie aussi celles des organisations syndicales ou de parents qui ont appelé au respect des principes, de la loi et de la démocratie mais je ne remercie pas ceux qui, pour d'obscures raisons, encouragent, voire initient, les blocages. Ils ne rendent service ni à la jeunesse qu'ils prétendent défendre, ni à la démocratie ni à la République dont ils bafouent les principes", a conclu le ministre.
Il faut dire que la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl) a "appelé l'ensemble des lycéens de France à occuper leur établissement jeudi". Ainsi, le syndicat lycéen a relayé l'appel au "blocage général", lancé mardi par la Coordination nationale lycéenne, collectif constitué il y a deux mois au début du mouvement contre la loi Fillon qui apparut peu lors des grandes manifestations de février-mars mais qui fut à l'origine des blocages et occupations de lycées entamés depuis quinze jours. "Nous restons mobilisés et notre résistance montre la détermination de la jeunesse à défendre l'éducation mais aussi la rupture profonde entre le gouvernement et les jeunes", a déclaré la Fidl dans son communiqué. "Nous attendons une réponse du ministre avant la fin de la semaine et si cette échéance n'était pas respectée par M. Fillon, nous en appellerions directement au chef de l'Etat", a ajouté le syndicat lycéen qui a rappelé ses revendications dont un "plan d'urgence" pour l'éducation à hauteur d'un milliard d'euros.
L'autre syndicat lycéen, l'UNL, ne s'est lui pas joint à cette journée d'occupation des lycées, à laquelle le principal syndicat d'enseignant des lycées et collèges, le Snes, a annoncé, dès mardi, son soutien.
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