Sarkozy : "le seul billet sans retour, c'est si on dit non"

Par AFP, le 24 avril 2005 à 20h53 , mis à jour le 24 avril 2005 à 20h59

Invité dimanche du Grand Jury RTL-Le Monde-LCI, le président de l'UMP a mis en lumière les conséquences néfastes d'un non des Français au référendum sur la Constitution européenne. Mais il a refusé de se placer dans cette perspective.

sarkozy tf1 © INTERNE

Le président de l'UMP Nicolas Sarkozy a affirmé dimanche que "le seul billet sans retour" pour la France c'est qu'elle dise non au Traité constitutionnel européen, car l'alternative c'est soit "la paralysie pour l'Europe" soit que "les 24 autres continuent" et que la France "reste seule derrière". Nicolas Sarkozy, invité du Grand Jury RTL-Le Monde-LCI, a mis en lumière les conséquences néfastes d'un non des Français, même s'il s'est refusé de se placer dans cette perspective.

Soulignant que les partisans du non ont "toujours dit non à l'Europe", il a affirmé que, dans cette hypothèse, la "première alternative c'est la paralysie pour l'Europe". "On en revient au Traité de Nice", c'est à dire qu'on "reste avec tout ce qui va mal" et "on engage de nouvelles négociations qui vont durer des mois, voire des années, avec l'artisan de ces négociations qui ne sera pas un Français", a-t-il dit.

"Je ne suis candidat à rien"

"L'autre solution, a poursuivi Nicolas Sarkozy, c'est que les 24 autres décident de continuer et nous de rester tout seul derrière. Aucune de ces alternatives n'est positive". "Au contraire, si c'est le oui, a assuré le président de l'UMP, on a un gouvernement français qui revient à la table des négociations et qui dit : 'on a des instruments pour changer l'Europe'. On passe d'une Europe économique à une Europe politique".

Nicolas Sarkozy s'est en revanche refusé à commenter les conséquences d'un non éventuel sur la politique intérieure française, car il a "mieux à faire que d'aller provoquer des batailles internes" et que "les conséquences sur le plan intérieur, c'est le président de la République".

"Je ne suis candidat à rien et j'ai cru comprendre qu'il y en avait déjà", a-t-il lancé alors que les journalistes évoquaient un changement de Premier ministre. Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il "n'attendait pas avec impatience" l'entrée de Lionel Jospin dans la campagne, car il "ne croit pas au sauveur". "C'est une grande voix. Mais penser que sur l'intervention d'un homme on peut changer ce que pensent 36 millions d'électeurs après tant d'années où l'Europe a donné le sentiment de se construire sans eux, c'est une naïveté que je n'ai plus", a-t-il dit.

Par AFP le 24 avril 2005 à 20:53
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